‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 752 sur 788 · I.I-: rivSTiN DE riERiiE · texte numérisé non relu

I.I-: rivSTiN DE riERiiE

Quand j'ose rapix'ler l'cxci'S abûiuiiialjlû Des désordres lionteux dont je me sens conpable, Je frémis, et m'étonne, en m'y voyant courir, Comme le ciel a pu si longtemps me souffrir; Comme cent et cent fois il n'a pas sur ma télé Lancé l'affreux carreau qu'anx méchanis il ajipréte. L'amour, (jni tint pour moi son courroux suspendu, M'apprend à ses bontés quel sacrifice est dû. 11 l'attend et ne veut que ce coiur infidèle. Ce cœur jusqu'à ce jour à ses ordres rebelle. Enfin, et vos soupirs l'ont sans doute obtenu, De mes égarements me voilà revenu.

Plus de remise. Il faut qu'aux yeux de tout le monde A mes folles erreurs mon repentir réponde; Que j'efface, en cbangeant mes crimlmls désirs, L'empressement fatal que j'eus pour les plaisirs. Et tâclie à réparer, par une ardeur égale. Ce que mes passions ont causé de scandale. C'est à ([uoi tous mes vomx aujourd'hui sont portés; Et je devrai beaucoup, monsieur, à vos bontés, Si, dans le changement où ce retour m'engage. Vous me daignez choisir quelque saint personnage Qui, me servant de guide, ait soin de me montrer A bien suivre la route où je m'en vais entrer.

D. LOUIS

Ah! qu'aisément un fils trouve le cœur d'un père Prêt, an moindre remords, à calmer sa colère! Quels que soient les chagrins que par vous j'ai reçus, Vous \ous en repentez, je ne m'en sou\ iens plus. Tout vous porte à gagner cette grande victoire : L'intérêt du salut, celui de votre gloire. Combattez, et surtout ne vous relâchez pas. Mais, dans cette campague, où s'adressent vos pas? J'ai sorti de la ville exprès pour une affaire Où, dès hier, ma présence était fort nécessaire. Et j'ai voulu marcher un moment au retour; Mon carrosse m'iiltend à ce premier détour : Venez.

n. JUAN'. '

Non, aujourd'hui souffroz-moi l'avantage D'un peu de solitude au prochain ermitage. C'est là ([ue, retiré loin du monde et du bruit, Pour m'offrir mieux, au ciel, je veux passer la nuit. .Ma peine y finira. Tout ce qui m'en peut faire Dans ce détachement qui m'est si nécessaire. C'est que, pour mes plaisirs, je me suis fait prêter Des sommes que je suis hors il'élat d'acquitter. Faute de rendre, il est des gens qui me maudissent, Qui font...

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