ACTE M, SCENE V
LA [iCCnESSE.
.Je vois que Cécile l'accuse; Dans un projet coupable il le fait affermi : Mais j"en connais la cause, il est son ennemi.
CÈCU£.
Moi, son ennemi?
lA DIXIIESSE.
Vous.
CÉCILE
Oui, je le suis des traîtres Dont l'orgueil téméraire attente sur leurs maîtres; Et, tant qu'entre mes mains leur salut sera mis. Je ferai vanité de n'avoir point d'amis.
LA DUCUESSE.
Le comte cependant n'a pas si peu de gloire, (Jue vous dussiez si tôt en perdre la mémoire : L'Elat, pour qui cent fois on vit armer son bras. Lui doit peut-être assez pour ne l'oublier pas.
CÉCILE
S'il s'est voulu d'abord montrer sujet fidèle, La reine a bien payé ce qu'il a fait pour elle; Et plus elle estima ses rares qualités, Plus elle doit ptmir qui trahit ses bontés.
LA DUCNESSE.
Si le comte périt, quoi que l'envie en pense. Le coup qui le perdra punira l'innocence. Jamais du moindre crime...
f ÉLISABETn.
^ Eh bien! on le verra.
ià Cïcile.)
Assemblez le conseil; il en décidera.
Vous attendrez mon ordre.