‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 781 sur 788 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

Montrer que sur sa roinc il connaît ce qu'il peut. De cent crimes nouveaux fût sa licite suivie. Il sait que mon amour prendra soin tle sa vie. Pour vaincre son orgueil prompte à tout employer, Jusque sur IVchafauil je voulais Icnvoyer, Tour derni(;re espérance essayer ce remède ; Mais la honte est trop forte, il vaut mieux que je cède. Que sur moi.sur ma gloire, un changement si prompt D'un arrêt mal donné fasse tomber l'affront. Cependant, quand pour lui j'agis contre moi-même, Pour qui le conserver? pour la duchesse? Il l'aime.

TILNET.

La duchesse?

ÉI.I5\DET1I.

Oui, Suffolk fut un nom emprunté Pour cacher un amour qui n'a point éclaté. La duchesse l'aima, mais sans m'êlre infidèle. Son hymen l'a fait voir : je ne me plains point d'elle. Ce fut pour l'empêcher que, courant au palais, Jusques à la révolte il poussa ses projets. Quoique l'emportement ne fût pas légitime, L'ardeur de s'élever n'eut point de part au crime; Et l'Irlandais par hii, ilit-on, favorisé, L'a pu rendre suspect d'un accord supposé. Il a des ennemis, l'imposture a ses ruJes; ç

Et quelquefois l'envie... .\h! faible, tu l'excuses! Quand aucun attentat n'aurait noirci sa foi. Qu'il serait innocent, peut-il l'être pour toi? N'est-il pas, n'est-il pas, ce sujet téméraire * Qui, faisant son malheur d'avoir trop su te plaire, S'obstine à préférer une honteuse (in Aux honneur'ïdoni ta llamme eût comblé son destin? C'en est tro- iuisqu'il aime à périr, qu'il périsse.

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