‹ Œuvres de P. et Th. CorneilleChapitre 86 sur 788 · II. RODRIGUE · texte numérisé non relu

II. RODRIGUE

Pour posséder Chimène, et pour votre service, Que peiit-on m'ordonner que mon bras n'accomplisse? Quoi que, absent de ses yeux, il me faille endurer. Sire, ce m'est trop d'heur de pouvoir espérer.

D. FKRSAXD.

Espère en ton courage, espère en ma promesse; Et, po.ssédaiit déjà le cœur de ta maîtresse, Pour vaincre un point d'honneur qui combat contre Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi. [toi,

cuser d indécence, au lieu de la plaindre et de l'admirer, l lie dii, à h vérité, au roi : C'est (t mot d'obéir; mais elle ne ilil point ; J'olie'inii. Le spectateur sent bien pourtant (ju'ell: obéira; et c'ett en cela, ce me semble, que consiste labeauié du ilénoûment.

La réponse du roi et les derniers vers qu'il prononce achèvent de jusiilier rorneille. Comnieut pouvait-on dire que t.liiinène i-tait une lille dénaturée quand le roi lui-mènie n'espère rien pour liodri^ue que du temps, de sa protection et de la valeur de ce liéros?

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