RD
REME= 4192710 sh : M —122024!
N : M — 162,36 N.M — 162,41 par difi.
M :M'— 101, 6 M : M'— 101,46 NEINI=A5515 NAN 57
Paramètres.
Gi b — 0,813159 c — 0,400477.
Notation des faces.
Les angles de l’octaèdre qui correspond au tétraèdre jA} sont:
Les angles du tétraèdre jA{ sont :
On rencontre quelquefois dans la tartramide droite et dans la tartramide gauche la face (011) également inclinée à droite et à gauche sur les deux faces du biseau, et qu’il ne faut pas confondre avec la face hémiédrique. Cette face fait un angle de 145°,30' avec les
faces du biseau.
Acide tartramique droit; acide tartramique gauche.
M. Demondésir obtient très facilement le tartramate de chaux, et à son aide l’acide tartramique qui donne des cristaux d’une beauté remarquable. J'ai préparé l'acide droit et l'acide gauche, et je leur ai trouvé exactement la même forme cristalline avec les mêmes
angles. Seulement l’hémiédrie est accusée par des tétraèdres inversement placés par rapport aux faces principales du cristal. La forme
dérive d’un prisme droit à base rhombe, modifié sur les angles solides (fig. 14 et fig. 15). Les faces hémiédriques sont les faces A qui
portent sur les arêtes de la base du prisme.
Angles et notations des faces en prenant pour forme primitive le prisme M, M.
Angles mesures. Angles calculés.
c:c par derrière — 53,25 »
h:M —19700 157,54. hk:c — 4]
Paramètres.
Notation des faces.
Angles du tétraèdre A{ :
Nota. Si l'on calcule l'angle 4 :c d’après les données précédentes, on trouve 146°,48!, et la mesure directe donne 148°,11'. Cette
différence qui, je pense, ne résulte ni d’une erreur de calcul, ni d’une erreur de mesure, doit surprendre. Le prisme, malgré son allure et la symétrie de ses modifications, est peut-être oblique. Il y aurait ici un exemple analogue à celui que nous avons étudié précédemment dans le bitartrate d’'ammoniaque.
Valérianate de morphine.
Ce sel peut fournir de très gros cristaux qui, tous sans exception, sont hémiédriques. Leur forme est représentée fig. 16. Elle dérive d’un prisme droit à base rhombe MN avec les modifications m et g. Les faces L sont les faces hémiédriques, toujours placées, comme l'indique la figure, par rapport aux faces principales du cristal. Bien que les cristaux soient fort beaux et volumineux, les faces, d’un aspect gras et butyreux, manquent de netteté. Le sel répand une forte odeur d'acide valérianique. Les mesures suivantes ne sont
qu'approchées :
M : M par derrière — 100° environ. M h:m — 148,28!
m:Mm — 129547 h:N — 130° environ.
FiG. 16.
Les angles 2:N et M:M ont été pris au goniomètre d'application. Les deux angles XL : »m et m:m, dont la mesure est assez bonne, suffisent pour déterminer le cristal.
Chlorhydrate de papavérine.
La papavérine est un nouvel alcali organique cristallisable, découvert dans l’opium par M. Merck fils, de Darmstadt. Le chlorhydrate de cette base cristallise très bien. J'ai étudié des échantillons que m'avait remis M. Merck. M. H. Kopp a déjà donné la forme cristalline de ce sel, mais il n’a pas indiqué son caractère hémiédrique. La figure 12 de la tartramide, en supprimant le prisme NN, peut servir à la représenter. Les faces hémiédriques sont toujours orientées, comme l'indique la figure, par rapport aux faces du prisme. Quelquefois les faces hémiédriques n'existent pas. Voici les angles donnés par M. H. Kopp:
M : M par derrière— 80° 0' b:b! —4190;
J'ai trouvé, à quelques minutes près, les mêmes angles, et en
outre h : b—14945".
Tartrate neutre droit de cinchontne.
La préparation de ce sel est très facile. J'y reviendrai dans la seconde partie de ce travail où je donnerai l’analyse de ce tartrate. Il dérive d’un prisme droit à base rhombe, avec biseau reposant sur les angles aigus du prisme. Les faces hémiédriques portent sur les arêtes de la base (fig. 12, moins le prisme NN’. Les faces des pans sont striées longitudinalement. On a :
M :M'— 133220! environ b:b! —127,40 LA AA:
L’arête d’intersection des faces XL et D fait un angle obtus avec l’arête du biseau.
Malamide.
La malamide s'obtient tres facilement à l’aide de l’éther malamique ou de l’éther malique. Si l’on fait passer jusqu'à refus un courant de gaz ammoniac sec dans l’éther malique préparé suivant la méthode de M. Demondésir, le liquide s’échauffe en absorbant le gaz, et le lendemain il est pris en masse cristalline rayonnée. On laisse égoutter les cristaux sur un entonnoir et on les lave avec de l’éther ordinaire. C'est l’éther malamique pur. Ces cristaux, redissous dans l’alcool et traités de nouveau par un courant de gaz ammoniac, laissent déposer, après quelques jours de repos, des grains ronds mamelonnés de malamide pure.
On peut aussi et préférablement obtenir la malamide en ajoutant de l'alcool concentré à l’éther malique, faisant passer un courant de gaz ammoniac sec, et abandonnant le liquide à lui-même. La malamide seule se dépose lentement en cristaux mamelonnés. Ces résultats ont été obtenus d’après les indications verbales que M. Demondésir a eu la complaisance de me donner. Son Mémoire n’a encore été publié que par extrait dans les Comptes rendus de l’Académie (1).
1. Demoxpésrr. Recherches expérimentales sur les éthers et les amides des acides organiques non volatils. Comptes rendus de l'Académie des sciences, XXXII, 1851, p. 227-230. (Note de l'Édition.)
La malamide redissoute dans l’eau cristallise assez bien par une évaporation lente dans le vide. Sa forme est très simple : c’est un prisme droit à base rectangle MN portant le biseau bb! à ses extrémités (fig. 17). L'hémiédrie n’est pas accusée dans cette substance. On a :
b:0b" 92950" DNS A5 DRANE= 1562 NMPINE= ROM!
Il ||
La malamide diffère de l’asparagineé cristallisée par sa forme,
sa composition, son pouvoir rolatoire el ses propriétés chimiques.
$ III. — DisPosiTION GÉNÉRALE DES FACES HÉMIÉDRIQUES DANS LES SUBSTANCES ACTIVES SUR LA LUMIÈRE POLARISÉE.
En réunissant toutes les indications cristallographiques que j'ai données sur les substances actives dans ce Mémoire et ceux qui l'ont précédé, on ne tarde pas à reconnaitre que toujours la forme hémiédrique dans ces substances est une des formes dérivées les plus simples, et que si on la prend pour forme primitive, on n’introduit aucune complication dans la notation des faces du cristal.
La disposition très simple des faces hémiédriques est accusée, dans presque tous les cas, par un caractère physique qui m'a été souvent utile pour reconnaître l'existence de lhémiédrie. Le prisme droit à base rhombe est la forme type la plus ordinaire dans les substances actives que j'ai étudiées, et les modifications habituelles du prisme sont des faces qui portent sur les angles aigus ou obtus du prisme. Or il arrive presque constamment, 1° que les faces hémiédriques reposent sur les arêtes de la base du prisme; 2° que les arêtes d’intersection des modifications sur les angles du prisme (faces des biseaux), avec les faces hémiédriques, se projettent sur les diagonales des bases du prisme. Aussi peut-on assigner d'avance, et presque avec une entière certitude, quelle sera la forme hémiédrique de telle substance active déterminée. Ainsi il est très facile de prédire quelles seront les formes hémiédriques des substances suivantes, où je n'ai pas encore rencontré l’hémiédrie, quand on aura fait apparaître forcément ce caractère par des moyens
semblables à ceux que j'ai mis en pratique dans ce travail.
Tartrate neutre de soude: malamide; codéine cristallisée dans l’éther ; tartrate neutre de chaux.
La forme cristalline du tartrate neutre de soude est représentée figure 18. Il est excessivement probable que l’hémiédrie sera accusée par quatre facettes tétraédriques reposant tangentiellement sur les arêtes d’intersection des faces » et g, et que son arête d’intersection avec la face M sera normale à l’arête d’intersection des faces M et g, ce qui détermine complètement sa position. On peut même, dans ce cas particulier, en partant des relations générales que j'ai fait connaître entre les formes cristallines de tous les tartrates, assigner la position du tétraèdre par rapport aux faces principales du cristal.
Il est également très probable que, quand on aura rendu la malamide hémiédrique, les faces hémiédriques porteront sur les
Fic. 17. Fi. 18. FiG. 19.
angles solides formés par la base et les pans N et M (fig. 17). Je ne puis davantage indiquer leur position, parce que le prisme lui-même de la malamide ne peut être déterminé par ses modifications en trop petit nombre. Mais on peut regarder comme presque certain que les faces tétraédriques reposeraient sur les arêtes de la base du prisme rhomboïdal droit qui correspond au prisme rectangulaire M, N. En résumé, et un peu plus abstraitement, on peut dire : Soit le prisme rhomboïdal type M, M, P (fig. 19)
Ce prisme portera généralement une seule modification sur les angles E, une seule sur les angles O, dont les notations seront (011) et (101).
Cela posé, presque toujours la face hémiédrique sera (111).
Si le prisme porte deux modifications sur ses angles, il arrivera quelquefois qu'il y aura aussi deux systèmes de faces hémiédriques, comme dans le tartrate double de soude et d’ammoniaque, et les notations des nouvelles modifications homoédriques et hémiédriques se correspondront encore.
S'il y a deux systèmes de modifications sur les angles et un seul système de faces hémiédriques, on peut être assuré que ces dernières correspondront à l’un des deux systèmes de modifications homoédriques.
L'étude de l’hémiédrie dans le prisme oblique à base rectangle, pour les cäs que j'ai fait connaître, conduit à des remarques analogues, et il est tout aussi facile de préciser d’avance les divers modes d'hémiédrie qu'il peut présenter.