‹ Œuvres de PasteurChapitre 104 sur 138 · L. PAsrTEURr · texte numérisé non relu

L. PAsrTEURr

Cet article alla droit au cœur de Bernard. Il m’écrivit à la date du 9 novembre :

Saint-Julien, 9 novembre 1866.

Mox cHER AM1,

J'ai reçu hier le Moniteur contenant le superbe article que vous avez écrit sur moi. Vos grands éloges sont certes bien faits pour m'enorgueillir; cependant je garde toujours le sentiment que je suis très loin du but que je voudrais atteindre. Si la santé me revient, comme j'aime maintenant à l'espérer, il me sera possible, je pense, de poursuivre mes travaux dans un ordre plus méthodique et avec des moyens plus complets de démonstration, qui indiqueront mieux l'idée générale vers laquelle converge l'ensemble de mes efforts. En attendant, c'est pour moi un bien précieux encouragement d’être approuvé et loué par un savant tel que vous. Vos travaux vous ont acquis un grand nom et vous ont placé an premier rang des expérimentateurs de notre temps. C'est vous dire que l'admiration que vous professez pour moi est bien partagée. En effet, nous devons être nés pour nous entendre et nous comprendre, puisque tous deux nous sommes animés de la même passion et des mêmes sentiments pour la vraie Science.

Je vous demande pardon de ne pas avoir répondu à votre première lettre : mais je n’étais pas en élat de faire la Note que vous me demandiez.

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