‹ Œuvres de PasteurChapitre 65 sur 138 · RauziN (J.). Loc. cit. (Note de l'Edition · texte numérisé non relu

RauziN (J.). Loc. cit. (Note de l'Edition

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OBSERVATIONS (1) [A PROPOS D'UNE NOTE DE M. TRÉCUL SUR L'ORIGINE DES LEVURES LACTIQUE ET ALCOOLIQUE (?)]

M. Trécul touche à tant de faits dans la Note qui précède, que jattendrai leur publication au Compte rendu pour les discuter. Dès à présent, je puis assurer notre savant confrère qu’il eût trouvé dans les Mémoires que j'ai publiés des réponses décisives sur la plupart des questions qu'il vient de soulever.

Je suis vraiment surpris de le voir aborder la question des générations dites spontanées, en n'ayant à son service que des faits aussi douteux et des observations aussi incomplètes. Mon étonnement n’a pas été moindre qu'a la dernière séance, lorsque M. Fremy s’est engagé dans le même débat, n'ayant à produire que des opinions surannées, sans le moindre fait positif nouveau. Aussi m'attendais-je à ce que M. Fremy prit la parole aujourd'hui pour appuyer au moins de quelques considérations les assertions de sa dernière Note, assertions que j'ai si explicitement condamnées dans la courte réponse que je lui ai faite. Qu'il me permette, en attendant, de lui poser une question, puisqu'il a bien voulu m'assurer, lundi dernier, qu'il n'avait aucun parti pris.

M. Fremy confesserait-il ses erreurs, si je pouvais lui démontrer que le suc naturel du raisin, exposé au contact de l'air, privé de ses germes, ne peut ni fermenter, ni donner naissance à des levüres organisées ?

Afin que M. Fremycomprenne bien ma question, d’ailleurs fort claire, et surtout pour qu'il ne me réponde pas qu'il est difficile de juger une expérience lorsqu'elle n’est pas encore publiée, je lui dirai que l'expérience dont il s’agit serait identique au fond à celles que j'ai déjà produites antérieurement sur le sang et l'urine naturels, ainsi qu'il peut s’en convaincre en lisant la page 739 du tome LVI de nos Comptes rendus (?), expériences dont M. Fremy, je le crains, ignore

1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 26 décembre 1871, LXXIII, p. 1461.

2. Trécuz (A.). Recherches sur l'origine des levûres lactique et alcoolique. Zbid., p. 1453-1460.

3. Voir p. 165-171 du présent volume : Examen du rôle attribué au gaz oxygène atmosphérique dans la destruction des matières animales et végétales après la mort. (Notes de l'Edition.)

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l'existence, puisqu'il est impossible de les concilier avec ses opinions. Là, il pourra reconnaître que j'ai démontré, avec certitude, que ces deux liquides, si altérables, peuvent être exposés au contact de Pair privé de ses germes, sans éprouver la moindre fermentation ou putréfaction; qu'en d’autres termes, le corps humain, hormis le canal intestinal et le poumon, est fermé à l'introduction des germes extérieurs, fait important, sur lequel, parmi d’autres du même ordre, le célèbre docteur Lister a fondé sa merveilleuse méthode chirurgicale. C'est la même expérience et la même déduction logique que j'offre de démontrer à M. Fremy pour les organes des végétaux.

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