‹ Œuvres de PasteurChapitre 64 sur 138 · SUR LA RÉSISTANCE VITALE · texte numérisé non relu

SUR LA RÉSISTANCE VITALE

M. Pouchet paraît me reprocher d’avoir cité son nom et le dernier travail qu'il a communiqué à l’Académie, dans ma réponse à une Note de M. Donné , et il prend occasion de ce fait pour reproduire une de ses dissertations bien connues au sujet de sa thèse favorite. Voici la vérité : je me suis donné la satisfaction de mettre en présence et d’opposer les résultats d'expériences que deux partisans de l’hétérogénie ont adressés à l’Académie à quelques jours d'intervalle, ceux de M. Donné faisant reposer la valeur de ses conclusions sur l’assertion qu’il suffit de porter tous les germes à 75° pour les tuer, et ceux de M. Pouchet affirmant qu'on peut laisser certaines graines pendant quatre heures dans l’eau bouillante sans les priver de leur faculté germinative. Que MM. Pouchet et Donné se mettent d'accord! C’est affaire entre eux. C’est M. Pouchet, selon moi, qui est dans le vrai. N’avais-je pas le droit et même le devoir de le dire? Il est si rare que M. Pouchet et moi soyons de la même opinion! Mais voilà que l'honorable correspondant de l'Académie, dans la dernière phrase de sa Note, voudrait tirer profit de l’approbation que j'ai donnée à son expérience récente (expérience qui est encore bien plus, comme il nous l’a appris lui-même, l’expérience des ouvriers de Rouen (* que la sienne propre), pour faire croire que toutes ses expériences antérieures n’ont pas été moins exactes. C’est une manière de raisonner dont le lecteur a fait justice avant moi.

1. Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance du 31 décembre 1866, LXIII,

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