‹ Œuvres de PasteurChapitre 90 sur 138 · Voir la Note qui précède. (Notes de l'Édition · texte numérisé non relu

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Je vais faire une nouvelle tentative pour ramener le savant anglais à ce criterium, auquel il ne saurait échapper, quoi qu'il fasse.

La discussion a été soulevée par cette affirmation qui lui est propre : Une solution de potasse bouillie fait naître des bactéries à 50° dans l'urine stérile, après qu'on l’a ajoutée à celle-ci en quantité voulue pour la neutralisation exacte. Le D' Bastian a conclu qu'il avait découvert ainsi les conditions physico-chimiques de la génération spontanée de certaines bactéries.

Voici ma réponse au savant professeur d’Anatomie pathologique de Londres :

Je mets au défi le D' Bastian d'obtenir, devant des juges compétents, le résultat que je viens de rappeler, avec de l'urine stérile, à la seule condition que la solution de potasse qu’il emploiera sera pure, c'est-à-dire faite avec de l'eau pure et de la potasse pure, l'une et l'autre exemptes de matières organiques. Si le D' Bastian veut se servir d'une solution de potasse impure, je l’autorise encore parfaitement à la prendre telle et quelconque, dans la pharmacopée anglaise ou ailleurs, très diluée ou concentrée, à la seule condition que cette solution sera portée préalablement à 110° pendant vingt minutes ou à 130° pendant cinq minutes.

C'est assez clair, ce me semble, et M. Bastian me comprendra cette

fois.

SUR LES GERMES DES BACTÉRIES EN SUSPENSION DANS L'ATMOSPHÈRE ET DANS LES EAUX

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