‹ Œuvres de Pierre LebrunChapitre 28 sur 99 · LE JOUR DU SACRE DE CHARLES X · texte numérisé non relu

LE JOUR DU SACRE DE CHARLES X

•29 mai 1825.

Champrosay, champêtre scène De repos, de calme et d'oubli.

Entends-tu venir, sur la Seine, Du canon qui tonne à Vincenne Le son par l'espace affaibli?

Reims couronne Gharle à cette heure. Il marche au sacre en cet instant, Où moi, par fortune meilleure.

J'inaugure ici ma demeure, Plus roi que Gharle et plus content.

Je crois ouïr l'église immense Élever son bruit jusqu'aux cieux :

De loin, vers ces bois il s'élance, Et vient accroître le silence De leurs dômes religieux.

Des transports, selon Thabitude,

Là, chargent l'air de mille vœuxî

Ici, loin de la multitude,

De la fidèle solitude

Le silence parle bien mieux.

Peut-être, à l'usage fidèles.

Maintenant mille passereaux, Lâchés sous les nefs solennelles.

Aux cierges saints brûlent leurs ailes, Et du bec battent les vitraux.

Liberté 1... c'est donc le symbole De celle que nous font les rois I Plus semblables à mon idole.

Vous me montrez celle qui vole.

Oiseaux qui chantez dms les bois.

C'est ici que j'aurais dû naître.

Champrosayl nom p'ein de douceur!

G ma maison, reçois ton maître!

Forêt, fleuve, coteau champêtre.

Recevez votre possesseur.

Heureux qui de son espérance N'étend pas Thorizon trop loin. Et, satisfait de peu d'aisance, De ce beau royaume de France Possède à l'ombre un petit coin!

Un cerisier, près de mon Louvre, Le cache et Tindique au regard ;

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