LA MER ET LES BOIS
Monte au-dessus des cieux; l'âme plus épurée Devient semblable à l'air dont elle est entourée. Ne vous retournez pas vers l'ancienne prison ; Regardez en avant; poursuivez l'horizon; Levez les yeux en haut, et par delà ces voiles Où dans l'immense azur Dieu jeta les étoiles, Et plus haut, par delà ces mondes inconnus Où les regards humains n'étaient pas parvenus Et qui, depuis que Dieu les lança dans leur sphère, N'ont pas fait jusqu'à nous descendre leur lumière; £t par delà ces cieux, ces mondes infinis, Votre âme trouvera son père et son pays.
Où vais-je m'égarer? Assis sur le rivage,
Je voyais un navire apprêter son voyage.
Et sortir des bassins, par Ferrère frété,
Pour chercher à Canton de la soie ou du thé.
Ne méprisons pas trop cette terre où nous sommes;
Esprits un jour peut-être, aujourd'hui soyons hommes ;
Et sans aller si haut sonder notre destin.
Jouissons sur le port de l'air frais du matin.