CHAPITRE III
M. Tbiers.
La politique de ces deux hommes était pour ainsi dire marquée d'avance dans leurs écrits. L'un a fait une Histoire de la Révolution Française, mais sans comprendre le but religieux de celte Révolution, sans accepter ses promesses et ses prophéties; il n'a vu dans cette Révolutiou que le fait, le fait triomphant au moment où il écrivait; il a vu dans cette Révolution, non pas l'avenir, mais le présent qu'il avait
sous les yeux. Il a vu que cette Révolution avait ôté le pouvoir aux rois et aux nobles, pour le donner à des hommes sortis de race plébéienne, et qui, s'étant mis à la place de leurs devanciers, étaient devenus à leur tour une aristocratie influente. Voilà ce qu'il a vu dans cette Révolution. 11 dit que le Consulat lui en a paru le dernier développement : le Consulat est bien près de l'Empire. Quant à des principes, quant à des vérités, il n'en a pas vu l'ombre dans celte Révolution dont il a écrit l'histoire. Demandez-lui ce que c'est que la souveraineté du peuple, il vous répondra qu'il l'ignore, et qu'il ne sait ce qu'on veut lui dire. Voilà l'historien de la Révolution Française.
CHAPITHE IV.
M. Guizot.
L'autre a écrit une histoire de la Révolution d'Angleterre. Né protestant, il n'avait compris que le protestantisme de Calvin; il n'avait pas compris celui de Luther. Luther avait les yeux tournés vers l'avenir; Calvin ne vit que le présent. Luther avait détruit la grande Eglise en vue de l'Eglise plus grande qui sera l'Humanité; Calvin refit bien vite une petite Église. Calvin est à Luther ce que Genève est à Rome. Luther est un grand saint, Calvin n'est qu'un docteur. Luther a des faiblesses, il n'a pas de souillures : Calvin est souillé par l'hypocrisie et la cruauté. Si la France n'a pas embrassé le Protestantisme, c'est à Calvin qu'il faut l'attribuer indirectement. Le Protestantisme qu'il lui montrait était trop étroit, et en même temps trop inconséquent pour la séduire. Despotisme pour despotisme, hypocrisie pour hypocrisie, cruauté pour cruauté, la France préféra la décadence du Catholicisme à la religion de Calvin. Calvin n'est pas seulement couvert du sang qu'il a versé lui-même, il est complice de celui que les Gomaristes firent couler pendant un siècle entier au nom de son Eglise (1). Or
(1) Si l'on trouvait ce jugement sur Calvin injuste ou trop sévère, je renverrais aux preuves que j'ai données dans l'article Calvin de V Encyclopédie Nouvelle. Voici la conclusion de cet article :
« En résumé, ce n'est pas un nomme que la postérité, après deux siècles et demi, réprouve dans Calvin : c'est une Doctrine. Cet homme s'est trouvé le type presque parfait décolle Doctrine, et il faut reconnaître qu'il l'a émise et pratiquée consciencieusement. L'Humanité d'aujourd'hui a des lumières que cet homme n'avait pas, des tendances qu'il n'avait pas; elle le juge d'après ces lumières et d'après ces tendances, et le met à sa place dans le panthéon de l'histoire. La Philosophie accepte- le Protestantisme; mais elle ne l'accepte que sous bénéfice d'inventaire. Elle accepte du Protestantisme tout ce qui allait vers l'avenir, elle rejette tout ce qui retournait au passé.
■ Kl voilà pourquoi elle fait une grande différence entre Luther et Calvin; l'un
■iOfi APPENDICE AUX TROIS DISCOURS.
li.Guizot a fait non pas seulement l'apologie de Calvin, mais l'apologie îles rigueurs de Calvin, y compris le meurtre de Servet.
chapitib v„
L'essence de M. Giuxot, c'est de copier Calvin.
Les voyageurs nous parlent d'arbres à l'ombre desquels il n'est pas sûr de se reposer, car cette ombre donne la mort. Il est des hommes qui projettent dans la postérité je ne sais quelle ombre funeste, qui, elle aussi, est un poison.
La secte religieuse de Calvin est morte aujourd'hui; mais n'avonsnous pas aujourd'hui même encore des calvinistes politiques? Vous connaissez ces hommes qui traitent notre Révolution Française comme une vieille erreur déjà bien passée, ces hommes qui depuis dix ans, à la tribune, répètent sans cesse qu'ils veulent écraser la mauvaise queue de la JRéwlutio». Savez- vous ce qu'ils sont, eux? Une mauvaise queue d'une chose bien plus passée encore, une mauvaise queue du Calvinisme.
Genève et Coppet ont envoyé à la France deux ou trois personnages
émaneipatour au profit de i ou les tes hérésies, l'autre ardent persécuteur de tenus les hérésies; l'un destructeur de l'Église, l'autre soutien indirect de cette Église, qu'il combattait, partisan au fond de la même Doctrine, ut qui, pour avoir voulu organiser le présent, fut l'ennemi acharné et aveugle de l'avenir qui s'avançait. ï
• Et voye* la faiblesse des plus grands hommes quand le coeur leur manque pour deviner l'avenir, quand Ira ne sont pas doués du génie prophétique, quand l'Idéal ne briUe pas dans leur Ame! 11 se trouve aujourd'hui que, même sur les détails, tous ceux que Calvin a poursuivis ont raison contre lui. Si nous voulions faire un parallèle entre TAnabaptisme cl le Calvinisme, nous montrerions aisément que l'Àoabaplisme avait des pressentiments plus vrais et plus vivaces que le Calvinisme. Si nous voulions comparer le Luthéranisme pur au Calvinisme, il nous serait aisé de prouver que Calvin, qui n'a fait au reste qu'employer la théologie et toute la critique de Luther, a cependant faussé profondément cette théologie. Si nous voulions comparer Calvin à ces miséricordieux qui lui font, dit-il, pitié, quand ils soutiennent que les supplices doivent disparaître tons le régne du Christ, nous lui montrerions en perspective ArroiniuSj qui doit si vite saper et détruire sou œuvre. S'il s'agissait de ces fibres penseurs dont il ne conçoit pas la prétention, attendu, dit-il, qu'il ne conçoit pas la société sans une ÉgHse, ni une Église sans intolérance, nous lui montrerions le Dix-Huitième Siècle qoi va venir. 9i enfin il était question de Servel, peut-être se troaveraftil que Servet avait sur la Trinité des idées bien plus profondes que les siennes.
» Proclamer la conscience de Calvin, voilà toute l'équité qu'on lof doit. Mais II est aujourd'hui des écrivains qui s'efforcent de le réhabiliter de toutes façons, et qui, sous prétexte d'ordre, voudraient nous insinuer son intolérance, etc. »
qui ont pour Calvin un culte secret : c'est leur homme, leur mettre, leur idéal. Le théologien du parti, M. Guizot, a publié autrefois su? Calvin, dans le Musée des Protestants célèbres, une Notice écrite avec un zèle qui pouvait faire pressentir ce qu'il a dit et fait depuis dix ans.
Croiraiton que, dans cette Notice, M. Guizot, comme je viens de le dire, va jusqu'à justiOer le meurtre de Servet? a II voit bien, diMl, » quelque passion dans la conduite de Calvin envers Castalion, Bolseo » et Servet;... mais Vidée générale selon laquelle Calvin agit en brûlant » Servet était de son siècle, et on a tort de la loi imputer (4). »
Cette approbation du prolestant calviniste M. Guizot ne prévaudra pas . contre l'anathème du protestant arminien Grotius, que nous aimons à répéter, comme un contraste heureux , et qui soulage l'âme : a L'esb prit de l'Antéchrist n'a pas seulement apparu sur les bords du Tibre, a mats encore sur les bords du Léman. »
Grotius écrivait sa désapprobation cinquante ans seulement après Calvin, et vous approuvez ce que Grotius flétrissait, vous venu deux siècles après Grotius!
Grotius, protestant, sentait que le Protestantisme avait été compro*mis et souillé par Calvin; car si Calvin avait légitimement élevé des bûchers au nom de la Réforme, ce n'était pas une religion d'amour, mais une religion de haine.
Et vous, protestant, vous faites de bon cœur le Protestantisme complice de Calvin !
C'était, dites-vous, l'idée du siècle. A ce compte pourquoi loue4ron les premiers Chrétiens d'avoir subi innocemment le martyre? Ils auraient dû se venger en assassinant. Était-ce donc la peine de venir, au seizième siècle, attaquer l'Église et réformer le Christianisme, pour adopter si pleinement Vidée du siècle? Nous accusons précisément Calvin de ne pas s'être élevé au-dessus de son siècle. Les miséricordieux dont il se raillait étaient au moins en cela au-dessus de leur siècle.
Et nous l'accusons d'avoir fondé son Église sur cette idée de son siècle; et nous remarquons, l'histoire à la main, que ce fut précisément pour cela qu'il ne fonda rien, et que son œuvre se réduisit à porter partout le fanatisme au sein de toutes les communions chrétiennes sans rien fonder.
Mais M. Guizot voit au contraire dans Calvin un fondateur. U lui rapporte toute l'œuvre du Protestantisme; il la lui livre, et l'absorbe en lui. Luther n'était qu'un brouillon, suivant M. Guizot, et un destructeur. « Luther, dit-il , vint pour détruire , Calvin pour fonder, par » des nécessités égales, mais différentes. » Voilà donc le Protestantisme
(t) Sotioe sur Caivin, page St.
réduit à n'être qu'une application de cette idée du siècle (l'inquisition , l'intolérance, une Église despotique soutenue du bourreau) qu'il ne faut pas imputer à Calvin!
M. Guizot ne sait pas qu'il est des œuvres de destruction qui, se liant aux véritables constructions que prépare l'avenir, sont plus durables que de mauvaises constructions, plagiat du passé, qui ne servent qu'à encombrer le Genre Humain dans sa route. 11 ne sait pas que le nom de fondateurs n'est réservé qu'aux bommes qui fondent réellement, suivant l'esprit de l'époque qui s'avance , et non pas à ceux qui bâtissent dans l'esprit de l'époque dont on s'éloigne. Uu destructeur comme Luther a plus fondé , c'est-à-dire a jeté plus de germes durables, et a plus donné à la vie subséquente de l'Humanité, qu'un fondateur comme Calvin.
M. Guizot a pris pour le Protestantisme une déviation du Protestantisme.
M. Guizot sacrifie toujours l'avenir au présent.
On dirait, au reste, que c'est lui qu'il aime en aimant Calvin, s'il n'était pas plus vrai de dire qu'il s'est formé de bonne heure à l'imitation de Calvin. Laissons-le donc, non pas seulement admirer, mais admirer $an$ réserve a cet homme, d'une taille médiocre, pâle et maigre, » que l'on voyait quelquefois passer la main sur son front, mais dont » le visage ne laissait voir aucune trace de profonde fatigue intellec- » tuelle, et qui portait toujours la tète haute. » Calvin était, en effet, dénué de cette poésie qui dévorait Luther, de cette métaphysique qui s'effraie des profondeurs qu'elle découvre, de cet esprit d'invention qui tourmente sans relâche ceux qui en sont possédés. Ce qui dévorait Calvin plus que ses fatigues intellectuelles, c'était l'ambition de gouverner. Laissons-le s'extasier devant cet homme a qui sut se saisir de » l'empire. » Laissons le l'exalter comme a une de ces hautes supé- » riorités intellectuelles qui se placent en tête d'une époque ou d'un » peuple; » comme l'homme « de cette seconde époque de toutes les » grandes révolutions sociales où, après avoir conquis, par la guerre, » le terrain qui doit leur appartenir, elles travaillent à s'y établir par » la paix, selon les principes et sous les formes qui conviennent à » leur nature (4). » Seulement n'oublions pas que, suivant M. Guizot, nous sommes précisément à cette seconde époque, et gardons-nous d'entendre la paix comme l'entendait Calvin.
Qu'est-ce, je vous le demande, que la doctrine de M. Guizot? qu'estce que la doctrine des honnêtes gens et des malhonnêtes gens , dont les uns doivent gouverner les autres, intimider les autres, punir les
(l) Ces divers passages sont emp mutés Icxluellcmeut à la Sotice nur Calvin.
autres, sans quoi la société humaine tomberait en ruine, si ce n'est pas le dogme de. Calvin des bons et des mauvais, des damnés et des justes?
lit si de la théorie nous passons à la pratique, n'avons-nous pas vu ressusciter Calvin et ses rigueurs salutaires?
Quand il a fallu envoyer télégraphiquement des ordres impitoyables, le Calvinisme s'est trouvé là.
Quand il a fallu exposer aux Chambres la nécessité de lois ^intimidation, et légitimer par des arguments presque théologiques la punition et le bourreau , le Calvinisme n'a pas fait défaut.
L'essenee même de la politique de ces hommes est de copier Calvin.
Calvin, à travers la Réforme, voulait retrouver l'Église : ils poursuivent depuis vingt ans la Monarchie à travers la Révolution.
Il faut donc nommer leur maître, pour faire comprendre leur doctrine et en découvrir le venin.
Non, la politique qui, au lieu de réunir le Peuple, tend à le diviser, ne saurait être une bonne politique; de même que la religion qui divise le Genre Humain en deux parts, et qui donne à l'une l'enfer, à l'autre le paradis, n'est pas une bonne religion.
Il y a un Christianisme qui affirme que Jésus-Christ est venu pour sauver tous les hommes; mais Calvin dit, au contraire, que Dieu a fait des bons et des méchants, et que les bons doivent, même par le fer et le feu, gouverner et punir les méchants.
Il y a une politique qui embrasse le Peuple tout entier, et qui se pose pour but d'élever les misérables au bien-être, à la moralité, à l'intelligence, à la liberté. Il y en a une autre qui fait la dislinction des honnêtes gens et des malhonnêtes gens, c'est-à-dire des riches et des pauvres, de ceux que leur intérêt rend conservateurs et de ceux que leur intérêt pousse aux révolutions.
Or, je le demande encore une fois, qui est-ce qui a triomphé depuis Calvin, sinon la religion de la Fraternité et la politique de ï Égalité?
Et qui finalement sauvera le monde? Est-ce la religion qui embrasse solidairement tous les hommes dans sa charité, ou la religion qui damue et réprouve? est-ce la politique qui embrasse solidairement le Peuple tout entier dans son activité bienfaisante, ou la politique qui reconnaît des ilotes et instaure légitimement une tyrannie?
Arrière donc, arrière le Calvinisme sous toutes ses faces et sous tous ses déguisements.
IfO APPENDICE AIX TROIS DISCOURS.
CRAPITIB VI.
». Cabot m l-boome des tsoqies saoules.
On oe connaît bien un homme que lorsqu'on connaît sa doctrine religieuse. Voilà la religion de M. Guizot connue : c'est on calviniste, c'est même le singe de Calvin. Suivons un instant ses travaux littéraires, pour voir comment son Calvinisme l'a fait homme d'État et Ta conduit au ministère.
Après avoir fait l'apologie du meurtre de Servet, M. Guizot a écrit l'Histoire de la Révolution d'Angleterre; c'est là son vrai tilre littéraire. Ses publications sur la France ont servi sans doute à réveiller l'étude de nos annales; mais véritablement c'est l'ignorance où l'on était des grands travaux et des systèmes divers de Montesquieu, de Mably, de Dubos, de Boulainvilliers, qui a seule donné du relier à l'éclectisme historique de M. Guizot, prenant tour h tour, sans en comprendre toute la portée, il faut le dire, l'idée de Moutesquieu , ou celle de Mably, ou celle de Dubos, ou celle de Boulainvilliers. Pas une grande ligne, pas une pensée vraiment générale, pas une seule conclusion lumineuse dans ces écrits trop vantés de M. Guizot sur la France (1). La France n'était pas son fait; il lui fallait l'Angleterre, pays de Protestantisme à la façon de Calvin , nation dont le génie ne fut jamais d'idéaliser et de conclure, mais de matérialiser et de maintenir. M. Guizot chercha dans la Révolution d'Angleterre ce qui avait triomphé; c'était pour lui l'idéal. Or, c'est l'aristocratie qui a triomphé en Angleterre; c'est la féodalité qui, sous une autre forme, s'est maintenue en Angleterre. M. Guizot n'a jamais étudié la Révolution Française, il a étudié la Révolution d'Angleterre. Ce qui avait finalement réussi en Angleterre, ce qui s'était établi, c'était un gouvernement aristocratique sous la forme d'une constitution. M. Guizot vit donc encore là ce qu'il avait vu dans le Calvinisme, à savoir qu'il y a, suivant sa propre formule, « une seconde époque de toutes les grandes
(1) Saint-Simon disait du M Guiz<U : « C'est un vulgarisateur. » Nous avons eu occasion d'examiner avec soin l'ouvrage réfuté le plus original de M. Guizot, soo volume d'Essais sur l'histoire de France, où, dit-on, se trouvent concentrées et résumées toutes ses découvertes. Nous pouvons affirmer qu'ayant lu comparativement Montesquieu et Mably, nous n'avons trouvé dans cet écrit de M. Guizot qu'un plagiat de deux systèmes contradictoires, exposés sans conclusion, et sans même que le vulgarisateur ait compris leur antinomie. Il y a des réputations littéraires fort usurpées, et qui, étant passées à l'étal politique et ayant incarné en elles le pouvoir, sont devenues fort onéreuses à la patrie. Voilà pourquoi nous disons ces choses.
» révolutions sociales, où, après avoir conquis par la guerre le terrain » qui doit leur appartenir, elles travaillent à s'y établir par la paix » selon les principes et sous les formes qui conviennent à leur nature. 0 Il se rangea, comme on devait s'y attendre, du côté de « ces hautes 0 supériorités intellectuelles qui se placent en tête de ces époques » secondes, • C'est là que s'est allumée sa dévorante ambition, ou plutôt voilà l'aliment que cette ambition naturelle a su trouver dans son intelligence. « Il y a des époques secondes où les révolutions s'arrêtent, où elles s'établissent; la Réforme le prouve, 'l'histoire d'Angleterre le prouve; nous sommes à cette époque seconde, quant à la Révolution Française; je veux être, je suis une de ces hautes supériorités qui doivent arrêter la Révolution Française, pour la mieux établir. » Ainsi a raisonné M. Guizot, ainsi il raisonnait encore hier à la tribune. Ne lui reprochez donc pas d'avoir servi les Bourbons contre la France, ne lui rappelez pas qu'il était à Gand rédigeant leur Moniteur, qu'il les servait encore après Waterloo, et qu'il aurait continué de les servir, si la disgrâce ne l'avait pas frappe, en même temps que le ministre sous le patronage duquel il les servait. Que lui importe? Il est dans son rôle : nous sommes à une de ces époques secondes où les révolutions s'arrêtent, et il est une de ces hautes supériorités intellectuelles qui les arrêtent.