‹ Œuvres de Pierre Leroux (1825-1850) (volume 3)Chapitre 15 sur 88 · CHAPITRE YI · texte numérisé non relu

CHAPITRE YI

Oji doit 86 troQTer aqioard'hai le législateor.

Nous ne sommes pas toutr-à*fait de l'avis de Rousseau sur le lég^ateur. Par les raisons que nous avons exposées précédemment, nous ne <9royooB pas, pour l'avenir, & un Moïse, à un Mahomet, à un Lycurgae, à un Solon, ni même à un dominateur de second ordre comme Çftlvin, le législateur de Genève, que Jean-Jacques cite à la suite de taat d'autres plus grands hommes. Nous croyons que l'initiateur ne sera pas un seul homme, parlant en son nom, au nom de sa propre sagesse ou au nom d'une révélation particulière de Dieu. Nous croyons à Tesprit humain, et non pas à des hommes. Si l'on nous demande comment l'esprit humain se fera législateur, et si ce n'est pas par des hommes, nous répondrons de nouveau ce que nous avons répondu : Sans doute ce s^a par des hommes, mais par des hommes dont le premier caractère sera de s'annihiler devant l'esprit humain, et dont, par conséquent, la doctrine même sera la ruine de toute tyrannie particulière et de tout égoisme du génie.

Mais nous sommes profondément pénétré, comme Rousseau, de la Déceesité du législateur^ non, encore une fois, du législateur tel que le connut l'antiquité, mais de ce législateur transformé.

C'est dans la presse, avonsHDous dit plus haut, que doit aujourd'hui se trouver le révélateur. C'est à elle de remplir ce rôle; à ^e cette sublime et nécessaire mission.

Que les écrivains politiques considèrent donc et méditent ces foroles de Rousseau sur le législateur, c'est-à-dire sur l'initiation qui peut rendre réelle et vivante la doctrine politique de la souveraineté du peuple.

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