‹ Œuvres de Pierre LerouxChapitre 33 sur 55 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

L'afflrmatioD du Ghristianisme a été une préparatioii à la ndtre.

Nous affirmons du Genre Humain qu'il produit , qu'il engeiibrb des IDÉES qui tendent à le gréer, à I'orgàniser, à le sauver, à le conduire à cet ACiB d'or, que, suivant le mot de Saint-Simon, une aveugle tradition a placé dans le passé et qui est devant nous (i).

Le Christianisme est venu affirmer que Dieu, l'Être en soi et l'Être Universel, produit, engendre éternellement une IDÉE qui est son Idée, sa Pensée, son Intelligence, sa Sagesse, son Yerbe, son Fils par conséquent (à cause de sa génération, de son engendrement par Dieu); que cette IDÉE de Dieu avait créé l'Univers et créé l'homme à l'image de Dieu, et que semblablement, continuant son ouvrage, cette IDÉE, ce Verbe, perfectionnerait sa création par une palingénésie; que celte IDÉE, ce Verbe, s'était à cet effet incarné dans un homme; que cet homme était Jésus; que Jésus était ainsi le Verbe créateur fait homme, lequel devait, par sa venue, sa prédication, sa mort et sa résurrection , sauver le Genre Humain, et le ramener à ce Paradis, d'où, par sa faute ou par l'imperfection primitive de sa nature, l'Homme (Adam) avait été chassé.

Quelle différence y a-t-il donc entre la conception du Christianisme et la nôtre, sinon que ce qu'il affirmait de Dieu, l'Être en soi et l'Être Universel, nous l'affirmons de l'être en nous, parce que simultanément nous l'affirmons de l'être en soi, de tous les êtres, et de l'Être Universel, qui les a créés, les crée continuellement, et les conserve.

Ce que nous affirmons du Genre Humain, le Christianisme est venu l'affirmer de Dieu.

L'affirmation du Christianisme a été une préparation à la nôtre.

(t) Si SaiDl-SliDon ayait fait acception de la Tradition tout entière, il n^aorait pas dit que la Tradition avait placé Vâge d*or aniquement dans le pa&sé, puisque le Christianisme Tavait placé dans l*avenir sous le nom de Paradis. Il y a plus, la Genèse, en racontant ce qu*on appelle la chute de Tbomme et ce qui n*est que son entrée dans la connab^sance, ne feit pas sortir Thommede TBden ou du Pandis terrestre sans prophétiser quMl X rentrera un Jour. Ainsi la fiiUe est un premier degré de la Prophétie dont le Christianisme est le second, et l'Idéalisme que nous professons le troisième. U j accord de la Tradition.

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