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k ces lois, ce qui en facilite beaucoup l'étude ; et pour ne pas confondre les additions avec le texte, il a eu soin que toutes ces additions, différentes du texte des lois, fussent marquées en caractères italiques.
Dans les articles particuliers qui concernent chaque espèce de droit, il examine en peu de mots quelle était autrefois son autorité ; et pour parvenir k cette connaissance, il rassemble et confère ensemble tous les différents endroits des Pandectes où il reste des traces de l'ancien droit, les différents fragments qui nous restent de celui qui avait lieu avant Justinien, les Constitutions de cet empereur qui l'abrogent, ainsi que les Institutes du même empereur, avec la paraphrase de Théophile, qui sont absolument nécessaires pour l'intelligence de cet ancien droit, et surtout de celui qui avait lieu du temps des jurisconsultes dont les ouvrages ont servi k composer le Digeste. Sans cette connaissance on court risque k chaque instant de s'égarer dans l'intelligence et l'application d'un grand nombre de lois. Et afin de n'r voir rien k désirer là-dessus, M. Pothier a cru devoir ajouter à son ouvrage les fragments qui nous restent de la loi des Douze Tables, avec divers morceaux tirés des Instituts de Gaïus et des Fragments d'Ulpien, des Sentences de Paul, et de quelques autres auteurs anciens.
Outre les lois du Digeste, M. Pothier a eu soin d'inséré* dans son ouvrage un grand nombre de lois du Code et des Novelles, surtout les lois qui servent k éclaircir et développer le droit des Pandectes, et principalement celles qui abrogent l'ancien droit. Enfin, pour rendre plus facile l'intelligence de son ouvrage, il y a ajouté, d'après Cujas et les meilleurs interprètes, des notes courtes qui servent k éclaircir ce qu'il y a d'obscur dans le texte des lois, à concilier celles qui paraissent se contredire, k corriger des leçons défectueuses, et k distinguer les choses que Tribonien ou ses associés ont ajoutées au vrai texte des anciens jurisconsultes.
Cet ouvrage de M. Pothier, auquel il a travaillé pendant plus de vingt ans, le lit bientôt connaître de tous les jurisconsultes de
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i i uropj -, et en particule i A M. u- « li.«n«« ii« r «l \ . <jm
i m fais lit mi i ind cas, el qui doi n « k l'auteur, dam plusieui \ ni k pai h« i le "ii i iiiih'.
I i chaire de professeur i n droit Français de PI ni d*( hl.'.in «Lu ii venue h vaquer par la mort de M, Prévôt de la Ja-
. n Pannée 1 1 19, M. Potbier fui ch | u M. k chaocelier pour n mplir cetti pi in mand I depuis
ce tempsrtt il ba particulièrement k celle partie du droit
II v avail 'I 1 1 plusieurs années qu'il avait établi cbea lui une conférence de droit, qui s'] tenait toutes les semaines, »t k laquelle assistaient plusieurs jeunes conseillers et . pour s'instruire 1 1 • perfectionna r dans la science des lois ; mais devenu professeur endroit français, il voulut ranimer encore de plus en plus l'étude <lu droit, en établissant tous les ans un prix | ■) pour celui des étudiants qui se distinguerait le plus <lan> un exercice sur le droit français, el un autre pris destiné pour un exercice sur le droit romain; ce qui i beaucoup cootrib donner <lo l'émulation, et k former d'excellents sujets pour le barreau
(') M. Prêtai de Is Itnès, conseiller au PnVulial «l'Orléans, avait rempli rette chaire tvec distinction pendant 1 1 l'un peut dire <iue
i V^t lui et M. Potbier qui ont ranimé dans notre Université* le gOUt el l'élude de la jurisprudence française. M. Prévôt de 11 1 i an sttsjittrat Inès
distingua ! latents, par la beauté de son esprit, el] ti de
BS CODV< rsatioo. Il est auteur du livre qui a pour titre : Les principes de la J lu imprudence française, i q MNl! l'ordre des actions qui se pom
vi ut en justice, imprimé k Paris eo 1750. . in-12, el d imprimé
en 175!). luasi en 1 volumes, avec des augmentations qui consistent en une dissertation et deux discours de lui. 11 c^i aussi tuteur d'une grande partie de ce qui compose l'édition de la Coutume d'Orhans, qui a paru en 17&0, et dont je parlerai ci-sprès, et de plusieurs ouvrages manuscrits sur b jurisprudence, la philosophie et les mathématiques, dont quelques-uns sont à la bibliothèque publique des bénédictins d'Orléans, el la plus grande partie entre les mains de M. d'Orléans, d^ Villeehauve, son beau-frère. M. de la Janès était né le 5 tout 1696, et est mort le 20 octobre 17*9.
(8) Ce prix était une médaille d'or de la valeur d'environ cent francs, tant pour l'exercice du droit français que pour celui du droit romain. Il avait aussi établi des médailles d'argent de même forme et grandeur pour ceux qui, après
premier, se distinguaient le plus dans les mêmes exercices.
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M. Pothier, quoique extrêmement appliqué a ses fonctions de professeur, n'en était pas moins assidu à remplir celles de juge ; et pendant tout le temps qu'il a exercé sa charge, qui a été près de cinquante-deux ans, il n'a jamais manqué d'aller exactement au palais, tant aux audiences qu'aux affaires de rapport, à moins qu'il ne fût malade ou absent. Aussi son goût et son attachement à l'étude des lois étaient-ils incroyables. Il y était occupé depuis son lever jusqu'à son coucher, c'est-à-dire depuis quatre ou cinq heures du matin jusqu'à neuf heures du soir, sans être distrait par aucun plaisir, ni par le moindre amusement, ni même par des promenades ou des visites, qu'il ne faisait que très rarement. Il avait seulement réservé une après dînée dans la semaine, qu'il appelait son jour de congé, à l'exemple des écoliers, et qui était le jeudi, qu'il employait en visites, et le plus ordinairement en promenade. C'est à cette as siduité au travail que nous sommes redevables des différents ouvrages qu'il a donnés au public, dont plusieurs ont paru d'abord manuscrits, et qui depuis ont été imprimés pour la plus grande partie. J'aurai bientôt occasion d'en parler.
Quoique d'un tempérament très délicat, et malgré son assiduité au travail, M. Pothier avait toujours joui d'une assez bonne santé, dont il était redevable à sa vie réglée et uniforme, et à la sagesse de ses mœurs. Mais sur la fin du mois de février dernier (1772) , il fut attaqué d'une fièvre léthargique, dont il est mort le 2 mars suivant, après huit jours de maladie, et après avoir reçu les sacrements de l'Eglise, à l'âge de soixantetreize ans et deux mois ('). Sa mort nous a privés de plusieurs ouvrages sur la jurisprudence française, qu'il était près de don-
(!) Il est enterré au grand cimetière, environ au milieu de la galerie de la chapelle du Saint-Esprit, où l'on voit son épitaphe écrite en ces termes :
Hic jacet Robertus-Josephus Pothier, vir juris periliâ, œqui sludio, scriptis, consilioque, animi candore, simplicitale morum, vitœ sanclilale, prœclarus. Civibus singulis,probis omnibus, sluliosœ juvenluli, ac înaxim'' pauperibus, quorum gralià pauper ipse vixil, œternum suî desiderium reliquit,anno reparalœ salulis m. dcc. LXXii œlalis verô suœ lxxiii.
Prœfectus et œdiles, tàm civitatis nominc quàm .«ho, poswkc^
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Sa réputation n'était pas mên consulté de tout< - parts,
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» s avis.
I kère de M. Pothier était aimai nr le n -
moeurs et la tranquillité de son àm nt peinfc s sur son vis
à ces qualités se joignaient une modestii i re, oupde
litesse el nn grand fonds de bonté; H cette bonté était même telle, qu'c Ile l'empêchait de t ' té dans les
occasions où il I Na admirait en lui
cette grandeur et cette simplicité i ime d ds les grande
hommes, et qui semblent êtn 1 1 «Dunes cbei les s
que chez tes ; litres, 11 était de plus affable, officieux, et lacî se communiquer; ce qui le faisait ain il le monde.
Avec une probité parfaite, il eut toujours d< g no ncs Uèsi
(*) Pcrpctuus populi privalo in limine pialor.
H. Pothier ne voulut jamais être rapporteur d'aucun procès de grand criminel, dans la crainte d'être obligé de faire donner la question à des condamnés; et il refusa, par la même raison, d i en qualité de commis- ( 5-verbaux de torti :