‹ Œuvres de Pothier (volume 4)Chapitre 3 sur 167 · ÉLOGE DE M. POTHIER, VU · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE M. POTHIER, VU

telles que la religion les demande ; et il fut assez heureux pour ne pas trouver à cet égard beaucoup de résistance du côté de la nature.

Si l'on joint à tout cela une vie simple et uniforme, sans aucune ambition ; un attachement à tous les devoirs delà vie civile, et surtout à ceux de religion, qu'il a toujours remplis avec une entière fidélité, on aura une idée assez exacte du caractère de M. Pothier. Il fut aussi bienfaisant et très charitable envers les pauvres, auxquels il donnait une bonne partie de son patrimoine. Enfin, son désintéressement fut toujours des plus marqués, et tel qu'il doit être dans un savant et un homme d'étude.

Il est étonnant que M. Pothier, occupé comme il l'était par le travail de sa chaire et par l'exercice de ses fonctions de juge, et distrait continuellement par des visites de personnes qui venaient a chaque instant le consulter , ait pu trouver un temps suffisant pour travailler aux ouvrages qui sont sortis de sa plume. Les seules réponses aux questions qu'on lui proposait par écrit de toutes parts, auraient été capables d'occuper en entier tout autre que lui ; car il avait un commerce de lettres prodigieux : on était même sûr d'avoir une réponse de lui quand on lui écrivait ; et il est impossible que ces lettres ne lui aient fait perdre un temps considérable. Mais il avait une mémoire étonnante et une grande facilité de travail ; et avec cela un tel amour pour la jurisprudence, qu'on ne pouvait lui faire un plus grand plaisir que de lui proposer des questions à ce sujet. Toujours prêt a répondre sur celles qu'on voulait lui proposer, il les écoutait avec patience ; et quoiqu'il s'exprimât assez souvent avec difficulté, il avait l'art de rendre ses réponses sensibles et à la portée de tout le monde, de manière que l'on devenait presque jurisconsulte avec lui. D'ailleurs, uniquement attaché à l'étude du droit, et n'ayant jamais été marié , il s'occupait peu du soin de son ménage. Ses domestiques gouvernaient sa maison ; ils en faisaient seuls toute la dépense, et il s'en rapportait la-dessus entièrement à eux. Son extérieur, qui était des plus négligés, se ressentait de cette indifférence pour les soins économiques, et son cabinet

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avait été élu échevin en Panne 1746; mais U n'en fil presque

aucune fonction.

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Le premiei ouvrage imprimé auquel M l*« »t !ii< *i n tni\.iill<; . « -i l.i ('mituinr cTOrl i des Oi -' » qui parut en 1740,

m -J roi. in-13. il est auteur des notai et des observations sur les titres • je- fiefs, des cens h droits et cent lii • de 1 1

communauté de la société . des don mi.- . ri»^ hh «riions , du n lignager, des crii'os et des «;i> jx»»<'SNoirrs . ainsi que (1 rva-

tioni sur l.i coutume <lr Lalande (jui lonl dans k I tome.

Le second ouvrage <|m-- m. Potbier i donné au public, el donl il i été parlé ci-dessus, est celui qui ;» pour litre : Pas J w<r,

M nnrum ordinem digtitŒy Parisiù 17'iS. in-l»»!., 3 vol. « I • - « 1 i < - ; * M. le chancelier <! Aguesse lu

(•) Les notes sur les titan I i urs droits, des s< n,t<i-

ripfions, eV iDi leteVs T«

Jaaes, conseiller sa Présidial, dont il i sas; -hum sus h 1)<*

historique sur /" 1 tans tfOrléans, qui est .1 ts tête du second volume. 1^ traité d#J Profité et d\ x rsarlei ar-

Itefei du titre des Fiefs, fi V Eloge dU M. i lUaiver-

silé d'Orléans. A l'égard des obseï . eues

son! de M**, sossi conseiller an Présidial d'Orléans.

(») M. deGnienne, d'Orléans, SV< cal au Parlement de Paris, et docteur en PU-

aiveraité de Pans, i beaucoup travaillé à cet ouvrage. 11 e^ auteur de la belle et savante préface latine qui est à la tète tlu premier volume, et qui forme cent - in-folio, dans laquelle, l ir traite des différentes sources du droit ro-

main et de ses différente- lois, et donné une ample notice de tous les jurisconsultes

qui ont vécu depuis le commencement de la republique romaine jusqu'au règne de Constantin le Grand, il examine la manière dont les Pandectes ont • -:ées,

quelle a été leur autorité, et le différent sort qu'elles ont éprouvé. Le Commentaire sur la loi des Douas Tables qui e?t au c.niiineneenient du second volume est aussi de lui, et il y a joint le fragment de YEdit perpétuel donne par Rauchin,

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