‹ Œuvres de Pothier (volume 4)Chapitre 23 sur 167 · V l l.'ii.i il M i · texte numérisé non relu

V l l.'ii.i il M i

.l.iiii h's il n'.i l li- : b I m bien . il i .1 |m h piv> li'l i|ii il I .iv iiil i il un m in

jtl.n ni le i a pilai. < )n lui abattit meut «I une

me, il I BOtre de iiii'inr \al« .1 • « m -n il«-*iiil«-

rr.sxrMHMii ne venait pa*. • !•• ^a fmtiine, plu- «j uo suffis ,mi besoins, nuis du lond de ,n « u ai lui e, i I il une i i poiu les ricli iii ni il' ..:.• i . « I

qu'elle ■ ni p.i>.

Quand il .nii.ul été beaucoup plus riche, il ri .ni rail ptl \>> I ;nr meofl i il .Hii.nl donné davantage, et aurait été • m rire plus l'inbaiVÉMë il une plus grau i lanl est qu il cûl daigné en pUUUtlri plu* il

peine. S'il avait pu consentir à s'occu] iintafii iln in

lliinoine, ci' n'aurait pu chèque p.ir un in conomte en fa\i ur

des pauvres. Il préférait de les en dédommage! pai la frugalité • vie, dans laquelle il trouvait pour eu e qui le mettait « n

état il être plus ".cucivu >. qm: - i iHiliine liait le peiuietli

\ ail- il pas lieu de se croire qniUe envers eux, par la distribution d'un superflu d'autant plus considérable, que .«mi nécessaire était plus étroit'? Il regrettait même félendue que >es dosuestiques donnaient a ce nécessaire, par attachement pour m sauté; et il r.ill.iit quelquefois lui cacher le prix des mets 411011 lui sers ait. L »n >

obligation qae le public lui a. mie aurait de grand essor brûle li\resue

droit, lorsque son maître était in itra\ai!i- .1 long-

temps elle prenait, tons les ans une fois, la pinède remettre thèque avec on ami de H. Pothier. Sur les dernières années elle sur cet article, et le désordre était de\ -rand, qu'un avait peine k

Mer deux volumes.

I.a confiance que M. Pothier avait » 1 elle, était entière. 11 ne lui cachait cuère que ses mmènes. Eus snevernail absohunent tout le domestique de son maitre. et vu grande partie ses affaires. Peau obtenir MJtatnea choses, il fallait la mettre dans .-es intérêts; et sans elle, l'amitié qu hier voulait bien a\

moi, n'aurait peut-être pas saff pour H laisser peindre. Il n'y a consenti Condition que le portrait ne paraîtrait | rait mis à la campagne jusqu'à .-a

mort; et je lui ai tenu parole.

Thérèse n'avait pas eu de peine à prendre une sorte d'ascendant sur un homme snssi bon et aussi simple. Elle prétendait que cela était nécessaire et pou* le mieux, et qu'il t.illait le gouverner comme un enfant. 11 1 ssi en quelque

sorte pour les détails domestiques. Il ne faut pas demander -il s'occupait beaucoup de sa garde-robe : Thérèse lui achetait, sans lui en demander a\is. ce dont il axait besoin; les compliment- b1 -aient à elle, quand on voyait son maître en habit neuf; et il l'apprenait par là. Je demande pardon de ces détails si petits, mais ils servent à peindre.

DE M. rOTHlER. LV

étaient toujours assurées de trouver en lui une ressource. Il recevait leur visite avec une reconnaissance mêlée de respect. Il aimait à les rendre dépositaires de ses aumônes, parce qu'il voulait les faire avec discernement, et qu'en les leur confiant, il était tranquille sur la dis- ; tribution, et dispensé de tout examen.

Mais combien de pauvres honteux allaient avec confiance lui décou-, vrir leurs besoins, et recevaient des secours efficaces, dont la manièro de donner et la commisération augmentaient le prix ! Combien d'enfants n'a-t-il pas mis en état de gagner leur vie, en payant leur apprentissage-, espèce d'aumône dont le fruit est le plus durable, parce qu'il prévient la pauvreté! Combien de fois n'a-t-il pas porté au loin dans les campagnes et dans les villes écartées, des aumônes qui n'étaient sollicitées que par les besoins qu'il apprenait !

Qui pourait reconnaître et compter tant de bonnes œuvres faites dans le secret, et cachées dans le sein de Dieu? Dans les temps de calamité surtout, il se serait épuisé totalement et privé du nécessaire, si sa gouvernante n'eût eu la précaution de tenir quelque argent en réserve pour les besoins journaliers : il se cachait d'elle pour ses aumônes-, et elle était obligée de se cacher de lui pour être en état de le nourrir. Elle n'avait pas besoin pour cela de prendre beaucoup de précautions : jamais il ne savait le compte de son argent : il lui donnait la clef, lorsqu'elle en demandait. Du reste, tant qu'il en trouvait, il puisait pour donner -, et sa gouvernante ne trouvait d'autre moyen d'arrêter cet excès, que de le menacer de prendre à crédit les provisions du ménage, ce qu'il ne pouvait souffrir. Lorsque la caisse était épuisée, il fallait aviser à la remplir, et c'était encore le soin de la gouvernante : il fallait qu'elle songeât où l'on pouvait aller demander do l'argent, et qu'elle lui fit faire les quittances.

Tant de vertus et de bonnes œuvres dont sa vie était remplie, étaient cachées et enveloppées sous une profonde modestie, qui les dérobait beaucoup plus à ses yeux qu'à ceux du public : et cette modestie était tellement répandue sur ses actions et sur tout son extérieur, que de toutes ses vertus, c'était celle qu'il avait le plus de peine à cacher. Elle naissait d'une humilité sincère, par laquelle il se mettait réellement au-dessous des autres, et qui l'empêchait de soupçonner en luimême le mérite que tout le monde y trouvait.

Aussi désintéressé sur sa réputation que sur sa fortune, il ne s'occupait pas plus de l'une que de l'autre; avec cette différence, qu'il ne faisait rien pour augmenter ses richesses, tandis qu'il ajoutait tous les jours à sa réputation 5 mais il n'avait pas plus en vue d'en acquérir que d'accroître son patrimoine. C'était à son insu et malgré lui que sa réputation s'étendait, et l'on était mal reçu à l'en faire apercevoir.

! \ i il OGI m QUI

I i t les injun rejilfi des hommes il .

Page 1