‹ Œuvres de RabelaisChapitre 21 sur 231 · VIE DE RABELAIS XXIX · texte numérisé non relu

VIE DE RABELAIS XXIX

De retour en France, le 17 août 1536, dit l'abbé Lebeuf, Jean du Bellay confère la chantrerie de la nouvelle collégiale à Catherin Deniau, avec une prébende, les huit autres prébendes à Denis Camus, Jean Chandelou, Jean Lucas, Louis Mazallon, Philibert Priant, Jacques du Fou, Louis de Venoy et François Rabelais, docteur en méde-

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^lalheuretïsement pour le nouveau chanoine, ses confrères en place, qui ont déjà tenu le 28 janvier une première assemblée capitulaire, ne s'inclinent pas devant ce nouveau partage du revenu. Ils font opposition à la sentence épiscopale et, pour se faire mettre en possession du bénéfice, Rabelais adresse à Paul III la supplique où l'on peut démêler les circonstances de cette affaire embrouillée^. Le Saint -Père accorde-t-il l'induit demandé ? On en peut douter, car le livre de comptes de la collégiale, qui commence au mois de mars 1537, —certainement le premier en date après la sécularisation, — ne mentionne nullement Rabelais. On y retrouve tous les prébendiers cités par l'abbé Lebeuf, sauf le médecin du cardinal-doyen, dont le nom est remplacé par celui de Jean GaUe. Maître François, comme le gueux de l'hostière, n'aura eu que la fumée du rôt.

Nous pensons qu'il prend assez bien son parti de la perte d'un bénéfice qui l'astreindrait à résider. A défaut de la collégiale, il habitera la maison abbatiale et plus tard le château dont Philibert de l'Orme va dresser les plans. Nous le trouvons en février 1537 à Paris, au banquet offert à Etienne Dolet. Poursui\-i à raison d'un meurtre commis à Lyon le 31 décembre 1536, le poète s'était rendu à la cour pour obtenir sa grâce et ses amis fêtaient sa délivrance par un festin dont il nous a conservé

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