‹ Œuvres de RabelaisChapitre 4 sur 231 · A. I^efranc, R. E. R., w · texte numérisé non relu

A. I^efranc, R. E. R., w

aujourd'hui perdu. On lit en effet, en marge d'un Épitaphier manuscrit de l'église Saint-Paul, postérieur à 1739 : « François Rabelais, décédé âgé de 70 ans, rue des Jardins, le 9 avril 1553 a esté enterré dans le cimetière de Saint- Paul ))V

Même incertitude sur les premières années du grand écrivain et sur son entrée en religion. On n'a pas encore fait la preuve de son éducation à l'abbaye bénédictine de Seuilly ni au couvent des cordeliers de la Baumette, près d'Angers *, où il aurait connu les frères du Bellay et Geoffroy d'Estissac La date de 1511 pour sa prise d'habit au couvent des frères mineurs de Fontenay-le-Comte (Vendée), bien qu'appuyée sur le Trésor chronologique de Pierre de Saint -Romuald (1647), n'est pas confirmée davantage 3, et on ne peut plus faire état de la fameuse signature du 6 avril 1519 publiée par Benjamin Fillon*. Autant dire que l'on ne sait rien jusqu'au moment où des relations épistolaires s'établissent entre Guillaume Budé et Rabelais par l'entremise de son compagnon d'études Pierre Amy (1521-1524).

De cette correspondance précieuse, il nous reste deux lettres de Budé à Rabelais, le même nom.bre de Budé à Pierre Amy, et une seule de Rabelais à Budé : les autres sont perdues^. Ne le regrettons pas outre mesure. Ces lettres grecques sont avant tout des exercices de rhétorique et des modèles de style. Budé sacrifie le fond à la forme et s'applique avant tout à mériter les éloges des érudits. Mais la lettre du 27 janvier [1524]'' renferme, si nous osons dire, une véritable tranche de vie. Budé s'excuse de son silence, af6rmant qu'il ignore le lieu de résidence de Rabelais et

r. H. Clouzot, R. E. R., ix, 460. Bibl. hist. de la Vilic cU Paris, registre 11.479 A^

2. Témoignage de Bruneau de Tartifume, antérieur à 1646. V. Dauphin, R. XVI* 9-. 477-

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