‹ Œuvres de RacineChapitre 108 sur 197 · AGRIPPINE, ALBIN E · texte numérisé non relu

AGRIPPINE, ALBIN E

kAns quel emportement la douleur vous engage lame ! l'Empereur puifîè-t-il lignorer!

M Agkip-

20> BRITANNIÇUS.

Ah ! lui-même à mes yeux puifiè-t-il fè montre

Madame , au nom des Dieux , cachez vôtre c

lcre.

Quoi pour les intérêts de la Sœur ou du Frère Faut-il iàcrifier le repos de vos jours? Contraindrez - vous Ceiàr jufques dans fes i

mours ?

ACRIPPINE.

Quoi , tu ne vois donc pas jufqu'où l'on me r

vale, Albine ? Ceft à moi qu'on donne une Rivale. Bien-tôt fi je ne romps ce funelle lien , Ma place eft occupée , ôc je ne fuis plus rien. Juiqu'ici d'un vain titre Odtavie honorée , Inutile à la Cour , en étoit ignorée. ' Les grâces , les honneurs par moi feule verfèz M'attiroient des Mortels les vceux intereflèz. Une autre de Ceiàr a furpris la tendreflè , Elle aura le pouvoir d'Epoufè & de Maîtreflè , Le fruit de tant de foins, la pompe des Cefàrs Tout deviendra le prix d'un foui de fes regards. Que di^je? L'on m'évite, Se déjà délaifiee ... Ah je ne puis , Albine, en fournir la penfè'e. Quand je devrois du Ciel hâter l'Arrêt fatal, Néron , l'ingrat Néron . . . Mais voici fon R

val.

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