‹ Œuvres de RacineChapitre 109 sur 197 · NARCISSE, ALBINE · texte numérisé non relu

NARCISSE, ALBINE

Brita nnicus.

^ TOs ennemis communs ne font pas invincibles, ^| Madame. Nos malheurs trouvent des cœurs

ieniibles.

os amis Se les miens jusqu'alors fi fècrets , andis que nous perdions le temps en vains rc-

nimez du courroux qu'allume l'injuftice , iennent de confia leur Couleur a Narci£}ê. eron n'eft pas encor tranquille poflèfïèur e l'Ingrate qu'il ajme au mépris de ma Sœur, vous êtes toujours fènfible â fon injure, n peut dans fon devoir ramener le Parjure. a moitié du Sénat s'interefïè pour nous. >41a, Piibn, Plautus.»/

Prince, que dites-vous?

fila, Pifon, Plautus-r Les chefs, de la Noblefie!

ladame, je voi bien que ce difcours vous bleilè, t que vôtre courroux tremblant , irrefolu , raint déjà d'obtenir, tout ce qu'il a voulu. <on , vous avez, trop bien établi ma diigrace. >'aucun Ami pour moi ne redoutez l'audace.

ne m'en refte plus , 6c vos foins trop prudens .es ont tous écartez ou fèduits dès long-temps.

eigneur , à vos foupçons donnez moins de créance

Mi - Nô-

%6ê B R IT A NN ÏC t7 S.

Nôtre fàlut dépend de nôtre intelligence. j'ai promis, il fuffit. Malgré vos. ennemis Je ne révoque rien de ce que j'ai promis. Le coupable Néron fuit en vain ma colère. Tôt ou tard il faudra qu'il entende ià Merç. J'efiairai tour à tour la force 8c la douceur Ou moi-même avec moi conduiiànt vôtre Sœur J'irai lèmer par tout ma crainte Sqiès allarmes, Et ranger tous ks cœurs du parti de iès larmes. Adieu. J'afTiegerai Néron de toutes parts. Vous, li vous m'en croyez, .évitez, fes regards.

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