‹ Œuvres de RacineChapitre 180 sur 197 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

ANDIN, L'INTIME', LEANDRE.

i * yrOnûeur, où courez-vous ? Ceft vous mettre §IV1 en danger, |Et vous boittez tout bas.

Je veux aller juger,

Comment, mon Père ! allons , permettez qu'on

vous panfè, Tîte , un Chirurgien.

Qu'il vienne à l'Audience.

lé, mon Père ! arrêtez . . .

Ho ! je vois ce que c'eft, u prétens faire ici de moi ce qui te plaît, u ne gardes pour moi reipeft. ni complailince., ne puis prononcer une feule Sentence,

Ache-

Achevé , prens ce £c , prens vite.

Hé doucement !

Mon Père. Il -faut trouver quelque accommodement.

Si pour vous , iàns juger , la vie eft un fùpplice , Si vous êtes prefle de rendre la Juffcice , Il ne faut point fortir pour cela de chez, vous , Exercez, le talent, 8c jugez parmi nous.

Ne raillons point ici de la Magiftrature. Vois-tu ? je ne veux point être un Juge en peinture.

Vous ferez au contraire un Juge làns appel, Et Juge du civil comme du criminel.

Vous pourrez tous les jours tenir deux Audience! Tout vous fera chez vous matière de Sentences. Un valet manque-t-il de rendre un verre net ? Condamnez-le à l'amande , ou s'il le caiîë , a fouet.

Ceft quelque chofe. Encor paflê quand on ra:

ibnne.

Et mes vacations, qui les paira ? Personne?

Leurs gages vous tiendront lieu de nantifïèmen

II parle, ce me femble , ailèz pertinemment.

Contre un de vos voiiins . , .

SCI

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