DANDIN, LEANDRE, L'INTIME', PETIT JEAN
Petit Jean.
x\Rrête , arrête , attrape, Le n d r e.
Ah ! c'eft mon Priibnnier uns doute qui s'échappe.
Non , non , ne craignez rien.
Petit Jean.
Tout efl perdu . . . Citron . . .
Vôtre Chien . . . vient là bas de manger un Chapon ,
Rien n'eit fur devant lui. Ce qu'il trouve , il l'emporte.
k>n, voilà pour mon Père une caufè. Main forte, ^u'on fè mette après lui. Courez tous.
Point de bruit, !out doux. Un amené fans fcandale iuffit.
"a, mon Père, il faut faire un exemple authentique , ugez fèverement ce voleur domeftique.
lais je veux faire au moins la choie avec éclat» faut de part & d'autre avoir un Avocat, lous n'en avons pas un.
Hé bien, il en faut faire, Voi-
Voilà vôtre Portier , 6c vôtre Secrétaire, Vous en ferez , je croi , d'excellens Avocats. Us font fort ignorans. \
Non pas , Monfîeur , non pas.
J'endormirai Monfieur, tout aufii-bien qu'un autre.
Petit Jean.
Pour moi , ne fài rien , n'attendez rien du nôtre.
C'eiî: ta première caufè , 8c l'on te la fera.
Petit Jean.
Mais je ne fai pas lire.
Hé" Ton te tournera.
Allons nous préparer. Cà, Meilleurs point d'intrigue.
Fermons l'œil aux preièns , 8c l'oreille à la brigue. Vous, Maître Petit- Jean, ferez le demandeur. Vous , Maître l'Intime' , fbyez le défendeur.
Fin du fécond Atte.
AC-
COMEDIE. 43 ï