TAXI LE, CL EOF ILE
fEdez, mon Frère, à ce bouillant transport. Alexandre 8c le temps vous rendront le plus tore Et cet âpre courroux , quoi qu'elle en puifîc dire > Ne s'obftinera point au refus d'un Empire. Maître de lès deftins , vous l'êtes de Ion cœur. Mais dites-moi , vos yeux ont-ils vu le Vainqueur ? Quel traitement , mon Frère, en devons-nous att
tendre ?
Qu'a-t-il dit ?
Gui , ma Sœur , j'ai vu vôtre Alexandre, . D'abord ce jeune éclat qu'on remarque en ics
traits, M'a -fèmblé démentir le nombre de &s faits.- Mon cœur plein de lbn nom n'ofbit, je le con«*
feflè, Accorder tant de gloire avec tant de jeuneflè,. Mais de ce même front l'héroïque fierté, Le feu de lès regards, là haute majefté Font connoître Alexandre. Et certes Ion vilàge Porte de là grandeur l'infaillible préfàge; Et là prefènee augufte appuyant fes projets , Ses yeux comme lbn bras font par tout des Sujets. . Il fortoit du combat. Ebloui de là Gloire je croyois dans &s yeux voir briller la Victoire. Toutefois à ma vue oubliant là fierté , II. a fait à lbn tour éclater là bonté. Ses tranlports ne m'ont point déguifé ià tendreflè.
Rer
Retournez, m'a-t-il dit, auprès delà Princeflê, Difpofez fès beaux yeux à revoir un Vainqueur Qui va mettre à fes pieds ià victoire 8c ion cœur. Il marche fur mes pas. Je n'ai rien à vous dire, Ma Sœur , de vôtre fort je vous latflè l'empire , Je vous confie encor la conduite du mien.
Vous aurez tout pouvoir , ou je ne pourrai rien.. Tout va vous obeïr , fi le Vainqueur m'écoute.
Je vais donc. . . . Mais on vient. C'efl lui - même: làns doute.