SCENE IV
PYRRHUS, ANDROMAQUE, CEPHISE.
Pyrrhus.
E cherchiez- vous, Madame?
|Un efpoir fi charmant me feroit-il permis?
I Je paûois jufqu'aux lieux, où l'on garde mon Fils. tPuis qu'une fois le jour vous ibufrrez que je voye Le ièul bien qui me relie, £c d'Hector & de Troye, J'allois, Seigneur, pleurer un moment avec lui, Je ne l'ai point encore embrafie d'aujourd'hui.
Pyrrhus.
Ah ! Madame, les Grecs, fi j'en croi leurs allar-
mes, Vous donneront bientôt d'autres fujets de larmes,
Andromaq^ue.
Et quelle eft cette peur dont leur cœur eft frappé, Seigneur ? Quelque Troyen vous eft-il échappé ?
Pyrrhus.
Leur haine pour Hector n'eft pas encore éteinte, Ils redoutent fon Fils.
Andromaq^ue.
Digne Objet de leur crainte!
Un Enfant malheureux, qui ne iàit pas encor Que Pyrrhus eft fon Maître , Se qu'il eil Fils d'Hector.
Pyrrhus.
Tel qu'il eft , tous les Grecs demandent qu'il pev
rilTe.
Le Fils d'Agamemnon vient hâter fbn ftpplice.