‹ Œuvres de Roger de ColleryeChapitre 49 sur 134 · I. Côtoie · texte numérisé non relu

I. Côtoie

d'une Dame.

L'autro a beaucoup de revenu Et n'est aymé ne bien venu, N'estimé non plus qu'une; festu.

L'ung est rassis, l'autre est testu; L'ung est posé, l'autre est volage.

L'ung dit qu'il a bien combatu Et l'autre dit qu'on l'a batu ; L'ung est blessé, l'autre on oultrage; L'ung est sot, l'autre n'est pas sage ; L'ung est fier, l'autre oultrecuydé.

L'ung dit qu'il n'a varlet ne page, L'autre n'a rente ne héritage Et en est jobelin ' bridé.

L'ung est mené, l'autre guydé ; L'ung est transy, l'autre ravy ; L'ung est secouru, l'autre aydé, L'ung est chassé, l'autre vuydé; L'ung a support, l'autre audivi ; L'ung est plain, l'autre est assouvy; L'ung n'a riens, l'autre encore moins; L'ung est chassé, l'autre est suivy ; L'ung est prins, l'autre poursuivy; L'ung est caché entre deux coings, L'autre menasse et faict les groings ; L'ung dict qu'on se repentira; L'autre se deftend à beaulx poings.

Oyant et voyant tous ces pointz Mon plaisir ailleurs me tira.

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