‹ Œuvres de Rulhière (volume 3)Chapitre 30 sur 56 · MONSIEUR D'OSMOND · texte numérisé non relu

MONSIEUR D'OSMOND

Apais avoir ea cent maîtresses , Chex les filles et les dachesses , Et (ait ce qae font dans Paris Tous nos jeones gens bien appris , Rëdoit aux maîtresses communes, D'Osmond, qui se sentit baisser^ Vit bien qu'il fidlait renoncer Au métier des bonnes fortunes , £t résolut de ùâre enfin Ce que nous nommons une fin :

Une fin ! c'est un mariage.

Deux mois ayant , il devient sage , Il rompt toute affiûrc de cœur ; Il recueille pour son ménage Ce qui lui reste de vigueur ; £t sa flamme , ainsi reposée, Dans le lit de son épousée.

Fit si beau feu , Fétonna tant, Qu'il se disait : Oh ! sur mon âme , Si l'avais cru valoir autant, Je n'aurais pas encor pris femme.

CONTES. 4oS

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