‹ Œuvres de Rulhière (volume 3)Chapitre 33 sur 56 · LES MASQUES · texte numérisé non relu

LES MASQUES

Un jour au bal , masqués jusques aux dents, £n domino , s'en allaient deux quidams.

C'était le nonce ; il arrivait de Rome , Ne connaissant en France pas un homme , Pas une femme : il tenait par la main Son confident, un jeune abbé romain.

Vous connaissez le bal : on pousse, on crie, On court; la joie y devient fa folie.

Le pauvre nonce, au milieu de ce flux , Toujours poussé, croyant marcher à terre.

Blessa le pied d'un jeune mousquetaire , Qui crie : Ah ! b..... Alors un peu confus , Le nonce dit tout bas à son confrère , Allons-nous-en , nous sommes reconnus.

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