‹ Œuvres de RulhièreChapitre 17 sur 53 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

L^ÉDIT qui révoqua celui de Nantes , conservait encore danâ le royaume qiïelque tolérance. U défendait Texercice public de la religion protestante; mais il ne touchait point à Fexercice privé. U permettait aux protestants de demeurer en France , sans pouvoir être troublés sous prétexte de leur religion. Il invitait ceux même qui avaient fui dans les pays étrangers à rentrer dans leur patrie , sous la promesse de cette liberté de conscie^pe. S'il les forçait à faire baptiser leurs enfants dans nos églises, on ne croyait pas qu'ils se fissent aucun scrupule d'obéir à cette loi, puisque, dans les deux cultes, on convient de la validité du baptême , par quelque main qu'il soit conféré. Une nouvelle déclaration pourvut bientôt à leurs sépultures; mais on ne fit aucune mention des mariages; et, dès le premier pas qu'on faisait hors du plan qu'on , s'était d'a]i>ord proposé^ on arrivait à une difficulté insoluble. En effet, dans l'union légitime des deux stxes^ toute puissance politique considère principa-

lement le contrat civil. Mais Tëglise romaine y considère encore un sacrement des adultes. lie roi ne se crut pas en droit d^ordonner à des liërétiques de recevoir ce sacrement , ni à son clergé de le leur conférer ; et jamais le clergë y sous ce règne , n'osa demander au roi de déclarer que le simple contrat n'aurait pas pour eux une validité suffisante. Quelques efforts qu^on ait pu faire , pendant cent années , c'est par ce côté faible que s'est enfin écroulé tout le frêle édifice des feintes conversions.

L'édit révocatoire se tut sur un sujet si important. Mais cet édit , qui tient de si près à l'arrêt promulgué le mois précédent en faveur des mariages calvinistes , ne renferme aucun règlement par lequel le législateur se soit rétracté. Cet arrêt n'était ni confirmé ni abrogé; et si les protestants , ou restés ou rentrés dans le royaume y avaient présenté une requête au roi , s'ils lui avaient demandé l'exécution de la proinesse qu'il venait de leur faire, de les laisservivre tranquillement en France , « y continuer leur com- » merce , y jouir de leurs biens, sans pouvoir être » troublés ni empêchés , sous le prétexte de leur » religion » , un roi si juste leur eût-il refusé une forme légale pour transmettre à leurs en- ÎFants leur nom , leur état et leurs biens ? Tous leurs ministres étaient chassés du

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royaume ; mais, avant Pédit révocatoire, on les avait également chassés des lieux interdits ; et , à la seule demande de quelques habitaatâr, on leur avait rendu un prêtre pour leurs mariages , sous de certaines conditions. Pouvait-(»i re£i3ser le même égard k une requête de tous les protestants du royaume. Il parsat donc que Gààteauneuf ( car ce fut lui qui dressa Védit ) s'é* tait réservé cette voie de rentrer dans le système que la précipitation de Louvois k forçait d^abandonner.

Tous les autres projets d^édks qu^on. trouve dans les archives, sont précédés et accompagnés de mémoires, de discussions, de notes qui ^n expliquent les principes , qui en raotiveuf les dispositions , qui cherchent à prévenir les moindres difficultés, à indiquer d'avance les moyens de parer à tous les inconvénients; mais, sur celui-ci , aucune note , aucune discussion: ; et non-seulement on doit em inférer une ncMi^ velle preuve de précipitation ; mais on y reconnaît, ce me semhle, une preuve des vues Secrètes et différentes qui partageaient le conseil. On évita de jeter les yeux sujp des ototacles insurmontables. Oncradgnit de faire trop sentir les inconvénients d'une résolution cpiîi flattasA la pieté du roi. Ces difficultés tnsoMbles ne furent discutées dans aucun mémoire; et à

Faide de cette fatale réticence , que chacun dut interpréter à sa manière et dans son propre sens y on feignit d^étre d'accord , afin d'agir de concert pour parvenir à des buts différents.

A Paris, le lieutenant de police fit assembler les principaux commerçants, pour leur confirmer de bouche ce que Tédit renfermait de dispositions favorables , et les assurer qu'il n'y avait rien à craindre pour eux.

Cependant Louvois qui , l'année précédente, avait eu l'adresse de faire à Châteauneuf un démérite d'avoir proposé les moyens violents , sut maintenant lui faire un démérite d'avoir conservé au milieu de tant de rigueur, un reste de tolérance. Les conjonctures servirent cette jalouse et inquiète ambition ; car, dans Tintervdle de la signature de Tédit à sa promulgation , le roi continua de recevoir les nouvelles successives de ces innombrables conversions. Il reçut même la promesse que nous avons lue dans les relations de Moailles; cette promesse positive de la conversion des Cévennes et de tout le Languedoc. « Quand je vous ai démandé » jusqu'au 25 du mois prochain pour leur en- » tière conversion, j'ai pris un terme trop » long ; car je crois qu'à la fin du mois , cela » sera expédié, » Comparez les dates : ces relations arrivèrent à Versailles aii moment où

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Tcdit commençait à se répandre dans ïes pro-* vinces ; et il devient évident , par ce rapprochement, que les clauses moins rigides de Tëdit révocatoire parurent publiées à contre-temps. Tous ceux qui s^étaient dévoués au parti oppresseur y et ceux qui , par sentiment oix par conviction, en suivaient les principes, se plaignirent aus^tôt de ce reste de tolérance. Le nouvel intendant de Languedoc écrivait : ce Cet » édit auquel les nouveaux convertis ne s'at- >» tendaient pas , et sur-tout à la clause qui dé- » fend d'inquiéter les religionnaires, les a mis » dans un mouvement qui ne peut être apaisé » de quelque temps. Ils s^étaient convertis la » plupart dans Fopinion que le roi ne voulait » plus qu'une religion dans son royaume. » Quand ils ont vu le contraire , le chagrin les » a pris de s'être si fort pressés ; cela les éloigne , » quant à présent, des exercices de notre » religion. » Le duc de Noailles composa un Mémoire destiné à être mis sous les yeux du roi. Cette maison, que tant de dignités , tant de services rendus à l'état , tant de vertus héréditaires ont élevée à un si haut degré de considération , pardonnera sans doute à l'importance du sujet, cette discussion sévère des écrits qu^ elle-même a pris soin de faire publier. Son aïeul suivait l'impulsion de ce siècle , celle de

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la plus nombreuse partie de la nation , celle de presque tout le clergë. Nous verrohs dans la suite que le cardinal de Noailles ramena Louis XIY à des sentiments plus modérés , qu^il lui donna horreur de la persécution, au risque d^en être la victime. N^oublions pas qu'un autre maréchal de Noailles a toujours été , auprès de Louis XV, un constant défenseur de la tolérance. Puisse la postérité pardonner au premier maréchal de Noailles et ses dragoninades et sur-tout son Mémoire , en se rappelant les efforts de son frère et de son neveu pour ramener, dans le gouvernement, les principes de justice et d'humanité ! Il envoya donc à Louvois un Mémoire , dont l'objet est de prouver que ce reste de tolérance allait tout perdre. En vpici les propres paroles..... « Ils étaient persuadés que le roi ne » voulait qu'une religion dans ses états, et » cette seule opinion , qui avait fait des conver- » sions innombrables, déterminait tous les » jours les plus opiniâtres, croyant qu'il n'y » avait plus d'espérance ; de sorte qu'en très- » peu de temps , il ne serait pas resté un seul D religionnaire dans tout le Languedoc » : et il finit par ces mots : « Il est certain que la der- » nière clause de l'édit, qui défend d'inquiéter » les gens de la religion prétendue réformée, » va faire un grand désordre en arrêtant les

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>i conversions , ou en obligeant le roi de man- » quer à la parole quHI vient de donner par » redit le plus solennel qu'il pût faire. »

La r^onse de Louvois fut connue dès ce temps-là ; les protestants Font imprimée ; elle est datée du 5 novembre. « Je ne doute point » que quelques logements , un peu forts chez le » peu qui reste de noblesse et du tiers-état des » reiigionnaires, ne les détrompent de Terreur » où ils sont sur l'édit que M. de Châteauneuf » nous a dressé, et sa majesté désire que vous » vous expliquiez fort durement contre ceux » qui voudront être les derniers à professer » une religion qui lui déplaît, et dont elle a dé- » fenduirexercice par tout son royaume. » Une autre lettre écrite au commandant d'une autre province , s'exprime ainsi : « Sa majesté veut » qiLt'on fasse sentir les dernières rigueurs à » ceux qui liè voudront pas suivre sa religion<; » et ceux qui: auront la sotte gloire de vouloir » rester les derniers, doivent être poussés jus* » qu'à la dernière' extrémité. »

La: persécution continua donc. « Noailles j »> disent ses propres Mémoires ^ employa de » nouveau la terreur des logements : en vain » plusieurs reUgionnaires signifièrent aux con*- » suis des communautés qu'ils- eussent à loger » ailleurs les soldatsy attendu l'édit qui permet*

» tait de rester calviniste , sans pouvoir être » trouble. Si Ton avait quelques ménagements » pour eux, observait le duc, il y aurait înfail- » liblement le lendemain une infiaitë de » relapsv »

Tandis que les sévérités redoublaient par des ordres particuliers de Louvois , les autres nûnistres suivaient encore leur système. Us ne croyaient pas que dé simples lettres de leur coUègioe eussent détruit la loi sotenilelle qu^ils avaient fait rendre. Peut-être même les i%n(y* raient^ils; et, par wie singulière contraîdiction, entre ces lettres particulières de Louvoîs, et les édits solennels qui se pubKaient au nom du roi ^ le 12 novembre, c^est-à-dire une semaine après ces lettres terribles, le roi signa vme nou<» velle déclaration , . pour stipuler l<is formalités que devaient remplir ceux de la religion prétendue réformée , qui, après avoir ftiii dans les pays étrangers , voudraient , sur Finvitatioit de redit révocatoire, et encooservautleur religion y rentrer eu France , et se faire restituer leurs biens. £Ue fut euregistirée au parlement le 2& novembre. Le mois suivant patrufc cette autre déclaration qui indiqiuà. les nouvelles» formesr à suivre pour c<mstater le jour de leurs décès ; et qui statu4i sur les registres desi sépul-tures , conformément aux. méfies principes

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qu^on avait d'abord adoptes pour les mariages.

Mais Fascendant de Louvois ne tarda pas à subjuguer pour un temps tous ses collègues; et, quand on eut pris décidément ce déplorable parti , il fallut toujours à une loi sévère ajouter une loi plus sévère ;.il fallut ordonner Fenlèvement de tous les enfants des religionnaires et des mauvais convertis ; loi inexécutable : tous les collèges réunis , et tous les hôpitaux du royaume n'avaient ni assez d^emplacement , ni les fonds nécessaires, et presque tous ces enfants restèrent dans leurs familles.

Bientôt on apprit qu^un assez grand nombre de pasteurs étaient rentrés dans le royaume ; qu'ils se dérobaient, par toutes sortes de ruses, à la vigilance du gouvernement ; qu'il n'y avait sorte de déguisement qu'ils n'employassent; qu'ils se travestissaient en mendiants , en pèlerins, en ofBciers, en soldats, en vendeurs d'images et de chapelets, métier plus en vogue dans ce temps-là qu'aujourd'hui; qu'ils trouvaient par-tout des guides pour les conduire ^ des hôtes pour les recevoir et les cacher ; qu'ils marchaient la nuit , habitaient souvent les forêts et les cavernes , et que leurs fidèles venaient en foule y écouter leur prêche. Il fallut alors épier ces assemblées , les dissiper ou les mas<-

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S3crer, effrayer les pasteurs par le supplice de ceux qu^on put saisir; et, par uue loi, mettre en quelque sorte leur tête à prix.

Les soins qu'on prenait pour arrêter Tëmi-» gration n'étaient pas moins infructueux. Enrain faisait-on garder les frontières et les côtes; ^n vain publiait-on que les puissances étrangères refusaient asile aux réfugiés français, que partout ils étaient sans emploi et sans secours , que plus de dix mille étaient morts en Angleterre de rintempérie du climat, des fatigues de'leur évasion , et sur-tout de misère et de faim ; que le pluâ grand nombre étaient prêts à revenir en France , en sollicitaient la permission , promettaient d'abjurer, formalité devenue alors nécessaire pour leur retour ; et qu'enfin ce torrent allait refluer sur lui-même : trompeuse espérance dont on n'avait cessé de flatter Louis XIV. Ces bruits répandus à dessein trouvaient peu de croyance ; et , autant on imaginait de moyens pour retenir ceux qui méditaient leur évasion , autant étaient-ils avisés à lier des correspondances pour la favoriser ; ils^vaient des hospices assurés, des guides choisis, des lieux de rendez-vous , des routes auparavant inconnues ; et il fallut bientôt , pour mettre de plus grands obstacles à cette désastreuse émigration , ôter à tous les nouveaux convertis la libre dis- \^

position de leurs biens : ordonnance renouvelée de trois ans en trois ans, jusqu'à nos jours.

Cependant le prestige des feintes conversions fut, en un moment, tout près de s'évanouir. On apprit, avec scandale et peut-être avec effroi , que la plupart de ceux qui avaient fait abjuration, refusaient dans l'extrëmitë de leurs maladies, de recevoir les sacrements de Tégi^, et déclaraient alors qu'ils avaient toujours persiste dans la religion prétendue réformée: toute crainte , toute considération humaine cessant au lit de la mort, ces malheureux laissaient tomber le masque et rendaient à leur religion ce dernier hommage. On espéra de les contenir par la menace de toutes les peines qui peuvent ou inquiéter un mourant, ou alarmer la famille qiri l'entoure. Ce fut IWcasion d'une loi terrible : « Ceux qui , dans une maladie , re- » fuseront les sacrements, seront, après leur » mort, traînés sur la claie, et leurs biens » confisqués; et, s'ils guérissent, ils seront » condamnés à faire amende honorable , ies » hommes aux galères perpétuelles , les » femmes à être enfermées, et lemrs biens » également confisqués. »

Les notes qu'on mit sous les yeux du roi, pour l'engager à souscrire ce^te horrible loi, méritent d'être citées.

HISTORIQUES. 23g

Sur la peine des galères , avec confiscation de

corps et de biens , il y avait cette note : « C'est

» la même peine qu'à ceux qui sortent du

» royaume sans permission, » sur la peine

d^être traîné sur la claie , la note est : « Même

» peine que pour les duels , c'est-à-dire , Procès

n a la mémoire , prhé de sépulture , traîné sur

» la claie et pendu par les pieds. » Et Ton

ajoute ce que le concile de Latran a décidé que

y» ceua; qui manquent à faire leurs pâques ,

» doiçent être pnçes de la sépulture chrétienne. »

Voilà où conduisit la première déclaration

sur les relaps^ rendue au commencement du

règne , sollicitée et obtenue sur des motifs bien

différents du but où Ton venait d'arriver, et ce

n'était pas encore à ce terme effrayant qu'on

devait s'arrêter.

Une conséquence nécessaire du même principe , était de les astreindre , pendant leur vie , à tous les devoirs de la catholicité ; mais comment les soins de l'administration la plus vigilante auraient -ils pu contraindre deux cent mille familles à répéter journellement les actes d'une religion qu'on leur faisait abhorrer. Les cent yeux de l'inquisition et ses bûchers auraient-ils pu y suffire ? Cependant quelques administrateurs , dans les provinces , donnèrent aussitôt des instructions aux troupes, pour les

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employer à cette surveillance , dressèrent un règlement sur la communion pascale, établirent des inspecteurs dans les paroisses , pour examiner si les nouveaux convertis allaient à la messe , au catéchisme ; quelle y était, leur contenance, et s^ils pratiquaient constamment, toute Tannée, et chaque jour de Tannée, les devoirs que la religion impose aux catholiques. Ce sont toujours les excès qui préparent les révolutions ; et , dès ce moment , le roi reconnut avec surprise que , loin de toutes ses inclinations , on Tavait amené jnsqu^au point d^établir Tinquisition en France. Il s^ arrêta sur cette limite ; et, malgré Tétrange contradiction qu'il y aurait à exiger d'un mourant les devoirs d'im culte qu'on permettrait aux vivants de ne pas suivre, il fit promptement, mais en secret, révoquer tous ces règlements nouveaux. Les maximes opposées à celles qu'on avait suivies depuis quelques années commencèrent à se faire secrètement écouter. Un changement inattendu, dont nous développerons les premières causes dans le chapitre suivant, s'opérait avec lenteur. On interdit alors toute contrainte dans la conduite habituelle de la vie ; et toutefois on laissa croire qu'elle subsistait, te

roi fit écrire à tous les intendants qu'il défen-

dait qu'on fît rien qui sentît l'inquisition, mais

HISTOHIQUES. ^4 1

rien non plus qui donnât lieu de soupçonner cette dëfense. Il apprit , avec non moins de surprise , que la loi contre les mourants n^avait pas eu Teffet qu^on lui avait promis. On Tavait obtenue , en lui persuadant qu'elle serait simplement comminatoire , ou du moins que peu d^exemples suffiraient. Mais , dans la plupart de nos villes, on n'eut que trop fréquemment cet affreux spectacle des cadavres traînes sur la claie. On y voyait trop souvent dès prêtres échauffes , et , le viatique en main, escortés d'un juge et de ses huissiers , se rendre chez les mourants, et bientôt après une populace fanatique se faire un jeu cruel d'exécuter elle-même la déclaration dans toute son horreur. Ainsi, contre la volonté même du gouvernement, ces condamnations multipliées attestaient la persévérance des prétendus nouveaux convertis dans la foi qu'on» avait voulu leur ôter. On se pressa donc d'écrire aux intendants pour qu'ils rendissent ces spectacles plus rares.

Cette lettre , du 5 février 1687 , deviendra bien importante pour la suit^ de ces éclaircissements historiques.

Le secrétaire d'état qui l'écrit, commence par avouer » au nom du roi , que « cette loi n'a » pas eu tout le succès qu'on en espérait ; sa » majesté s'est relâchée, en quelque façon, de

Eclate, hist iQ

a42 ÉCLAIBCISSEMENTS

» Texëcutioa de celle déclaration ; et eUem'or I» donne de vous écrire que , dans les occa- >» sions où il arrivera que quelque nouveau » converti aura déclaré, avec éclat, vauloir D mourir en ladite religion et que les pare&ts » le diront avec ostentation , et en vue d'en ti- » rer vanité , il faut faire exécuter cette décla- » ration à la rigueur ; mais, à Tégard des autres » qui , en mourant , feront de pareille^ déda- » raitons par un simple motif d'opiniâtreté, et » dont les parents témoigneront le désapproa- » ver , il sera bon de ne pas relever la chose, » et de ne point faire de procédure ; et, pour » cet effet , sa majesté trouve à propos que » vous fassiez entendre aux ecclésiastiques qu'il » ne faut pas que , dans ces occasions , ils ap- » pellent ^i facilement les juges pour étrç té- » moins , afin de ne pas être c^igé de faire » exécuter la déclaration dans toute ^n éten- » due. »

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