CHAPITRE II
Au moment où Louis XIV commença de rë-* gner par Iiû^m^me , les protestants français ne formaient plus une faction dans Tétat Ils avaient ployé avec tous les autres sujets, et même, ee qui méritait d^étre remarqué , et ne Ta pas été mcwt^ , ils avaient ployé avant tous les autres sujets sous le joug de Tautorité sou* veraine. i^ , dans les temps antérieurs i ils avaient résisté à force ouverte, s'ils avaient pris ks armes » et s 'ils ne les avaient posées qu^eA se réservant des villes de sûreté , c'était Tesprit général de <;es temps « qui les ayait conduits, et noii Tesprit particulier de leur secte ^ laquelle au eoniraîre 4evait s'attacher , par ses principes^ à reUQuvi^ler les premiers siècles du^Jmstiaaisme » et avait d^abord recommandé la patience et la réiÂgnation » comme des vertus de la primitive ^lise* On dirait è entendre quelques déclanhateurs que i s'il n'y avait point eu de réformés, jamais il n'y aurait eu eu FrsHW» I ni révolte , ni guerre tivile. Peu s'en Isut qu'ils n'imputeat au« huguenots la sédition des maîllotins, et la guerre du Men publie. Us
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ont combattu pour la liberté de leurs consciences, lorsque les princes, les seigneurs, les bourgeois des villes étaient toujours prêts à prendre les armes pour la défense des moindres droits , des moindres prétentions ; lorsque le clergé catholique enseignait que toutes les couronnes sont soumises à la tiare , et que lé pape peut délier les sujets du serment de fidélité ; enfin , lorsque la maison de Bourbon eut^ à dessein , multiplié leur nombre , eut fait en sorte d^aigrir leurs mécontentements , leur eut promis d^éteindre les bûchers allumés pour leurs supplices, et tes eut armés pour le soutien de ses propres droits.
La manière dont leur abaissement s^était effectué n'est pas moins digne de remarque. On n*a pas assez observé qu'ils penchaient déjà vers leur ruine quand ils obtinrent Fédit de Nantes. Aussitôt que la maison de Bourbon fut montre sur le^ trône , une nouvelle administration s'é* tablit parmi eux. Us refusèrent, après la conversion de Henri IV , de choisir un autre protecteur parmi les grands attachés à leur secte. Ge prince est le dernier à qui ils aient donné ce titre. L'autorité du /?rofecft)ra/ avait été confiée à une assemblée de gentilshommes , de pasteurs et de bourgeois, sur le modèle des Etats géné*^ raux du royaume. Tous ceux des réformés qui
roulaient prendre part à la cause commune , étaient subordonnés à ce conseil. Les princes et les grands ne pouvaient plus exercer cette dangereuse autorité quHls avaient eue pendant les troubles passÀ ; et le duc de Rohan y leur dernier chef, ne fut pas véritablement leur chef , comme Tavaient été les Condé et le roi de Navarre. Rohan, quels que fussent ses talents, sa naissance et ses vertus , fut un des généraux aux ordres de cette assemblée. Cétait, dit-on, une république dans un royaume ; mais cela même ruina leur parti. Une société qui n'avait aucun chef, ni pour le spirituel, ni pour le temporel, fut aussitôt divisée. Libres dans leur culte , il n'y eut plus d'intérêt commun qui pût les réunir. Les princes et les grands, ayant perdu Tespérance de s'emparer du premier rôle , ne tardèrent pas à se soumettre à Tauto" rite royale. L'ambition des principales maisons calvinistes se tourna vers les honneurs de la cour, vers le commandement des armées royales; et la preuve que la diversité de croyance avait été seulement un prétexte aux factions , c'est que , du moment où les . affaires des réformés furent réduites aux seules affaires de leur religion, et à leur sûreté personnelle, ils furent prescpie généralement abandonnés.
L'édit de Nantes, lui-même , était un ouvrage
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très-imparfait Notre intention n'est pas d^afi* faiblir ce qu-on a toufours accorde de reconnaissance et d'estime ii la profonde sagesse de ses rédacteurs. Mais , d'un côlë , les catholiques ^ profitant de tous leurs avantagea , avaient dicte les principaux articles de Fédit ; et il est aisé de reconnaître par combien d'artifices ils i y avaient préparé la mine du calvinisme. Au ) contraire, quelques-uns des articles séparés i avaient été dictés par les calvinistes ; et ils sem- i^ blaient y préparer la France à devenir protes- i^ tante. Le législateur avait ainsi tenu la balance ^ égale ; et les haines, encore trop activas, le ré* ^i duisant à ne rien faire de plus que d'assurer la ^ tranquillité publique , il avait laissé au temps le «{^ soin de décider cette grande question . Le temps ^j^ avait décidé contre les calvinistes. L^édit seul ^ n^avait reçu aucune atteinte formelle , et ^'^ i^. articles séparés avaient été détruits. ^l
Cette restriction de leurs prérogatives avait ^ été l'ouvrage du cardinal de Richelieu. Il avait .i. repris leurs villes de sûreté, concessions fates .: < pour un temps limité, et dont le terme, défi b ' renouvelé avant son ministère, était expiré de l nouveau. Mais , si des hommes sauvés des bur ^^ chers, et récemment échappés de la Sainte i Barthélemi, étaient excusables dt les avoir de^ w, mandées comme refuge et comme garantie, i^
Richelieu les trouva égalcmeat excusables d'avoir refiisë dç les éracuer, quand la mort de Henri IV, assassiné en haine de leur reli^on ^ leur eut donné de nouvelles craintes. L'inezo^ rable Richelieu trouva cette faute di^e de grâce ; et , en faisant démanteler toutes leurs villes, il les maintint dans la liberté de leur coke, et dans quelques autres privilèges. 11 crut que , sous une administration comme la sienne, la fermeté du gouverneicnent et sa fidélité invio^ lable devaient être regardées comme le plus sur asile et la meilleure gai^antie. Il leur 6ta aussi le droit des assemblées politiques. Elles n'étaient point accordées par T^dit de Mantes; elles ae tenaient, chaque fois , par une peninsFsion particulière du roi. La demandé même en fut proscrite; et y sans doute, il eût éli^trop inconséquent et trop bizarre que , les Etats généraux de la nation n'étant plus alors convoqués, un culle différent de la religion dominante eftt donné droit à ceux qui le pratiquaient de con* tînuer à s'assembler, et de porter en commun leurs pliantes et leurs cahiers au pied du trône. Ce fut encore Richelieu «pii établit pour maxime dans le gouvernement , de n*accoitler aux réformés It» grandes dignités de la cour et des armées , que dans des cas extraordinaires. L'édit de liantes les déclarait capables de toute»
les charges , mais non de toutes les grâces. On érigea en principe d'administration Texëcution rigoureuse de cette clause ; et la résolution fut prise de ne revêtir de dignités éclatantes que ceux qui se distingueraient par les services les plus signalés. C'était détacher de leur croyance ceux dont la foi serait moins vive que leur ambition ; c'était attacher au service du roi , avec la plus grande émulation, ceux qui persévéreraient à vouloir servir Dieu à leur manière.
Eux-mêmes s'étaient donc délivrés de Tambition des grands ; et Richelieu les avait réunis au corps de la nation. Depuis ce temps, en effet j aucun trouble de religion n'avait existé dans le royaume. Libres et tranquilles, sansin<térét général, sans union , sans force, ils ne s'é^ taient joints à aucune des factions qui. avaient continué d'agiter la France. Montauban et la Rochelle étaient démantelées et soumises , lorsque Paris faisait encore des barricades et chassait le roi, la régente et la cour hors de ses murailles. Mazarin disait d'eux : « Je n'ai point » à me plaindre du petit troupeau ; s'il broute » de mauvaises herbes , du moins il ne s'écarte » pas. » Ce cardinal était si bien dans l'intention de leur rendre toute justice , que , sur les plaintes réciproques du clergé et de leur synode, il nomma des commissaires, choisis en nombre
ëgal dans les deux religions , pour visiter toutes les provinces, et remédier aux infractions faites à redit de Nantes pendant les troubles de la Fronde. Ces commissions furent données dans les principes de la plus exacte ëquitë. Nous verrons, il est vrai , qu^ après un intervalle de seize années , elles devinrent un des plus sûrs instruments de la ruine des réformés ; mais nous verrons aussi comment, dans cet intervalle, Tesprit du gouvernement avait changé. Les pouvoirs de ces commissaires n^étaient pas encore expédiés au moment où le cardinal mourut; et ce fut im dès premiers actes de Tadministration de Louis XIY. Ce prince a cité ce fait dans ses Mémoires , comme une preuve de son impartialité , et du système modéré qu^il avait résolu de suivre à leur égard.
Ainsi , quand Louis XIY prit en main les rênes du gouvernement, leur religion, sans partager les droits de la religion dominante , était plus que tolérée : elle était permise et autorisée. S*il y avait, de Tune ou dé Tautre part, quelque infraction aux édits, quelque sujet de plainte, le rétablissement de Tordre n^ était pour Fadministration qu^une affaire de simple police. Cette faction si long-temps redoutable était véritablement détruite.
L^autorité souveraine avait, au contraire.
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acquis ^ de jour en jour, plus détendue et plus de force. La nouvelle constitution des armées, la supériorité des troupes disciplinées sur des milices assemblées k la hâte , le perpétuel et formidable usage de Fartillerie, dont les dépenses excèdent la fortune des plus riches par-ticuliers , le nouvel art de fortifier les places , tous ces grands progrès de Tart de la guerre , dont les soins continuels et dispendieux exigent la puissance d^un grand état, et dont tous les établissements en France^ sont réunis dans les seules mains du monarque , ne permettaient plus qull se formât aucune faction dangereuse. La noblesse de Tune ou de Pautre religion avait perdu de vue ses foyers , et ne connaissait plus que les drapeaux du prince. Le gentilhomme retiré dans sa province , n'y jouissait plus d'aucune considération ; Tofficier particulier n'avait que celle de son grade; Toâicier général n'avait de puissance que celle de s«a commission momentanée. La considération personnelle, la naissance^ les talents, la richesse des possessions ^ l'éclat des services étaient regardés coinsne autant de titres pour obtenir les feveurs de la cour <, et k droit qu'ils y donnaîfent était leur plus grand prix. Enfin les opinions , les mœurs , l'^at général dse la naption ne lassaient plus dans aucun esprit l'idée de
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s'opposer à la yolontë royale^ et n^en permet-* taient Tespoir à qui que ce fût.
€e n'est point ici le lieu de rechercher com^ ment cette inclination séditieuse et remuante , qui avait encore tout récemment éclaté pendant les troubles de la Fronde, s'était dissipée dans ce faible et imprudent effort. Disons seule* ment ique cette époque de notre histoire est plus intéressante qu'on ne le croirait ail pre* mier coupHd'ioeil. Peut-être, pendant la longue dcirée de cette monarchie, n'y a-t«-il point eu de con}oncturca plus favorables pour former enfin une sage constitution : sei;d avantage qui ait lonfours manqué à la France. L'autorité toyale, après avoir été exercée par un mmistre absolu et sévère, comnve une dictature terrible mais nécessaire dms les temps onageox , était retombée en des mains incertaines et timides. Les querelles de religion > qui, depuis unsiède, avaient renda entre les Français toute conci* liation impossible > étaient éteintes. Les grands^ qui n'avaknt cherché , depuis la ruiné du gou* v^mement féodal , qu'à se Tendre les ministres de l-autorité royale , et à Conserver ainsi quel* que apparence de considération et un pouvoir qui ne leur était pas personnel , avaient vu ré«cemment avec quelle facilité un ministre adroit et ferme les avait dépouillés de cette puissance
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empruntëe , et avait anéanti leur fausse gran* deur. Les compagnies de magistrature, chargées parmi nous du dépôt des lois , avaient dû sentir, sous le dernier ministère, Timprudence des efforts qu^ elles avaient précédemment faits pour se substituer aux Etats généraux. Une expérience qui pouvait devenir heureuse , leur avait enseigné que, si elles persévéraient dans le projet insensé de se substituer aux assemblées de la nation , pour limiter le pouvoir absolu , et de s^associer en même temps , contre la nation , à la puissance royale pour nous gouverner, elles échoueraient dans cette double entreprise , et laisseraient les peuples dans Tesclavage , en y tombant avec eux. Le tiers état n^était pas encore entièrement avili. La nation commençait à s^éclairer par la culture de tous les arts de Tesprit. Enfin jamais aucun pays n^eut à-la-fois un tel nombre de grands hommes dans tous les genres ; et cependant jamais aucun peuple ne parut plus incapable de se gouverner lui-même , ne se montra plus vain , plus inconsidéré , plus distrait de ses grands intérêts par les passions les plus futiles. Tous les ordres de la nation égarés , suivirent , au hasard , des chefs imprudents. De si favorables conjonctures ne produisirent parmi nous, que la plus ridicule guerre dont Thistoire fasse mention ;
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€t un cardinal ^branger, maître du loyaume , après tant de vaines agitations , remit, à sa mort , entre les mains du roi, une autorité affermie y un pouvoir inébranlable.
Mais , sans nous écarter du sujet que nous avons entrepris de traiter, citons Louis XIV lui-même, sur les premières années de son gouvernement : « Ne doutant pas, dit-il au com- » mencement de ses Mémoires, et en adressant » la parole au dauphin , « que les choses as- » sez grandes et assez con^dérables où j^ai eu » part, n^exercent, un jour, diversement le » génie et la passion des écrivains, je ne serai » point fâché que vous ayez ici de quoi redres* » ser rtiistoire , si elle vient à s^écarter ou à se ?> méprendre, faute de rapporter fidèlement, >) ou d'avoir bien pénétré mes projets et leurs » motifs. » Nous ferons donc ici de $es Mémoires un des usages auxquels ce prince les a destinés : nous les emploierons à redresser rhistoire qui s'est égarée sur un des plus grands événements de son règne.
Il commence par se justifier d'avoir laissé Mazarin gouverner, et, pour ainsi dire, régner si long-temps ; et voici comment il expose. quels étaient alors les embarras du:. gouvernement: («^'Des agitations terribles par tout le royaume^ » avant . et après ma majorité ; une guerre 5. a
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» étrangère , où ces troubles domestiques » avaient fait perdre à la France mille et mille » avantages; un prince de mon sang et d^un » très - grand nom ( le grand Condé ) à la » tête de mes ennemis; beaucoup de cabales » dans rëtat ; les parlements encore en pos- » session et en goût d^une autorité usui^ée ; » dans ma cour très^pen de fidélité sans inté- » rêt ; et par-là mes sujets , en apparence les y> plus soumis j autant à charge et à redouter «> pour moi que les plus rebelles ; un ministre , » rétabli malgré tant de factions , très-habile , » très^droit, qui m^ aimait et que j^aimais, » qui m'avait rendu de grands services y mais n dont les pensées et les manières étaient na- » turellement très- différentes des mieiines ; » que )e ne pouvais toutefois contredire, ni lui » ôter la moindre partie de son crédit , sans ex- » citer peut-être de nouveau contre lui, par » cette image, quoique fausse, de disgrâce, A les mêmes orages qu'on avait eu tant ' de » peine à calmer ; moi«même , asse^ jeune en- » core ; majeur, à la vérité , de la majorité des » rois, que les lois de Féiat ont avancée pour » éviter de plus grands maux, mais non pas de » celte où de simples particuliers commencent » à gouverner librement leurs affaires ; qui ne ^ connaissais entièrement que la grandeur du
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» fardeau, sariis avoir pu, jusque • là, connaître » mes forces. »
On voit que dans cette ënumération des em« barras du gouvememeut , il ne fait pas la plus légère mention des calvinistes.
Il parle ensuite de tous les maux de Vëtat* au moment où il gouverne par hri-méme : les prétentions des grands, accoutumés i vendre leurs services et à mettre leur fidéUté en négo* ciation ; la prostitution de toutes les grâces ; lai mine des finances et le hiie insolent des financiers ; la justice vénale et arbitraire; la ma-* gistrature pleine de désordres, et la juridic* tion même du conseil donnant Texeo^le de ces désordres; la noblesse avilie par ceux qui Tavalent usurpée, et devenue odieuse dans le royaume par sa tyrannie ; TÉglise divisée par des disputes indifférentes en elles^-mémes, mais que des intérêts humains avaient aigries au point de faire craindre un schisme ; et , dans ces dis^ putes, le mauvais parti, soutenu par des évéques d'une grande réputation, d'une grande piété et capables d^entralneir la multitude.
Il se plaint dohc du clergé^ des jansénistes ^ de la noblesse , des courtisani^ de la nkagis^ trature , des financiers, et îl ne fait |»aa la plus légère mention d^s calvinistes/ .'
Il continue en se 1 félicitant dn.roccasion.fa^
rorable que le calmè intérieur de Fétat,. et la paix avec toutes les puissances étrangères, lui offraient pour remédier à tous ces maux. « Ni » mouvement, dit -il, ni crainte, ou appa* » rence de mouvement dans le royaume ; i> et^ en parlant des souverains étrangers, le pape est le seul à cette époque, dont il note la mauvaise volonté pour^la France. Il expose ensuite les motifs des choix qu'il fit pour composer son conseil; et en nommant ceux des secrétaires d'état qu'il ne fit pas ministres, il ajoute un mot bien essentiel, au sujet que nous traitons. « La Vrilliëre, dit*il, et du Plessis étaient x> de bonnes gens, mais dont les lumière^ » paraissaient «seulement proportionnées à A l'exercice de leurs charges , dans lesquelles >> il ne tombait rien de bien important : » or les affaires générales de la religion prétendue réforme composaient presque tout le département de la Vrillière. Telle était donc l'opinion. de Louis XIV lui-même sur cette partie de l'administration de son royaume. On ne devait plus Fenyisager comme une affaire importante dans l'état : un homme sahs lumières et. sans génie suffisait à la régir. B€!fft*ôn?xéfuter plus complétejment tant d'ac-^ cusations vagues qu^on a accumulées dans ce siècle^ci, icontreJes calvini^^te^ de ce temps-
là, et mieux détruire toutes les fausses interprétations qu^on a données à la conduite de Louis XIV à leur égard. Ce n^était point dans un écrit ignora ^ tii att .Cdfr^^nireinent de son règne , que ce prince s^exprimait ainsi ; c^était dans un écrit qu^il dictait pour Féducation du dauphin son fils , en Vannée 1 67 1 ; et celui même qui tenait souTent la plume 50U8 sa dictée ^ Pélisson j dans un panégynijuc de ce* prince , qu^il pfrononça à T Académie française^ annonça^à la nation cet coffrage en ces termes : « Après » aroir choisipour cette éducation royale, lès » hommes les plus éclairés et les plus sages ^ » comme s^iln^y devait plusipenser lui-niéme^ » il y pense comme » personne ne le devait y> seconder dans ce travail y jusqu'à mettre par » écrit pour ce cher fils, et de sa main,* les se* » crets de la royauté et les leçons étemcUes de » ce quUl faut éviter ou suivre; non plus seu^* » lement père de cet aimable prince , ni père » des peuples même , mais père de tous les » rois à venir. »
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