CHAPITRE m
Louis XIV, en révoquant Tédît de Nantes, se laissa entraîner à Fanimosité publique contre les protestants 22
Passage de Segrais qui prouve que dans la ville deCaen les catholiques et les protestants vivaient dans une par&ite intelligence* • • • 23
L'amitié établie entre quelques hommes des deux religions fonda l'Académie firançake , ainsi que les académiesdeCaen, de Nismes, <tc. • . ibid.
Les ennemis des protestants étaient dans les parlements, dans les cours souveraines , dans les. universités , dans les corps municipaux , dans les communautés des marchands 9 et dans la classe des artisans 24
Le peuple attribuait à la malédiction du ciel sur eux ,
toute espèce de malheur public. ihid*
L'édit rendu en i562 , en &veur des protestants ,'rédil de Nantes, et celui de i6ag, connu sous le nom d'édit d£ grâce y sont les ouvrages du chancelier de l'Hôpital , du président de Thou, et du cardinal de Richelieu ........ 25
DES MATIERES. 5o7
Ëtablissement des tribunaux eztraordiaaîres nommés les Grands jours : but de leur institution ; abus qu^ils firent de leurs pouvoirs ; ils enlèvent la connaissance des affaires de justice aux cours souveraines , la levée * des impôts à ceux qui en étaient chargés , la police militaire aux maréchaux de France , la police particulière aux municipalités des villes , aux gouverneurs et commandants des provinces leur autorité 26
L»es aflàires où les protestants étaient intéressés se trou- ' vaient livrées à des décisions arbitraires. ...... a8
Les protestants ne furent point inquiétés pendant l'administration des cardinaux de Richelieu, de Mazarin et de Fleurj 29
Le cardinal de Noailles usa de son crédit pour suspendre, autant qu'il le put^ ta persécution que Louis XIV avait décidé d'exercer contre eux ibid.
Les deux religions se déchaînent l'une contre l'autre. . . 3o
Le clergé catholique donnait de l'argent au roi, le clergé protestant lui en demandait ibid.
Chaque assemblée du clergé était marquée par quelque avantage remporté sur les protestants, et chaque synode au contraire recevait de la cour quelques marques de défaveur 3i
Le clergé est modéré tant que les calvinistes sont redoutables : devenus citoyens paisibles , il les poursuit de toute sa haine ibid.
Le clergé avait pour lui les richesses , les dignités ecclésiastiques , les calvinistes n'avaient que leurs vertus, ibid.
Au moment où Louis XIV commença de régner par lui-même , un combat -en règle venait de s'engager avec tout le corps du clergé , d'un côté , et tout le corps des protestants de l'autre , au sujet de la nomi-
5o8 TABLE
nation des commissaires pour réparer les infiractions faites à Fédit de Nantes ^ . ^2
Maiarin en mourant sentit toat le danger de cette lutte, ibid,
hti édits qui restreignaient les privilèges des caWinistes tenaient à Tesprit général du temps. . • ^ 33
La maladie de la reine-mère augmente Fempire du clergé ibid,
La loi rendue en i663 contre les relaps devient funeste aux protestants 34
Des esprits inquiets tels que Bayle, d^Ablancourt et J. J. Rousseau^ flottent entre les deux religions. • . 35
Éloge de ces trois écrivains ^* • • ibid^
Les calvinistes décident de n^admettre les catholiques à leur culte qu'après avoir exigé d'eux des épreuves dont la durée, dépendait des circonstances 3&
Les catholiques prennent de leur côté la même décision k regard des calvinistes. ibid.
Les états de Languedoc rendent en i638 des ordonnances provisoires contre les relaps ». . . .ibid.
Le cardinal de Richelieu ne les confirme pas ibid^
Il règle dans quelle forme un catholique peut abjurer sa religion , et embrasser le calvinisme. . . . , ibid.
L'assemblée du clergé de 1660 demande une loi con&e les relaps ; Mazarin refuse de Taccorder Sj
Après la mort de ce ministre elle fait^ ériger en loi générale une ordonnance provisoire de l'intendant de la Rochelle qui confond les relaps avec les apostats. Ufid.
La plupart des tribunaux donnant à cette loi un effet rétroactif , instruisent aussitôt des procès criminels contre^ ceux qui étaient retombés dans Thérésie après l'avoir abjurée 3^
Le conseil du roi fait défense de donner à la loi un effet rétroactif, . ♦ . • • /À/dL
DES MATIERES. SoC)
pages.
11 est stattfé qne les relaps seront bannis à perpétuité du royaume 3g