‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 3)Chapitre 120 sur 179 · CHAPITRE IL Que leur profession est sublime et difficile · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL Que leur profession est sublime et difficile

5. Donc, point de négligence, point de délai : il vous reste bien du chemin à faire. Votre profession est sublime. Elle passe les cieux, elle égale les anges, elle ressemble à la pureté de ces esprits. Vous n'avez pas seulement promis à Dieu la sainteté, mais la perfection et le comble de la sainteté. Votre profession vous défend de languir dans les préceptes communs à tous, de considérer uniquement ce que Dieu prescrit; vous devez chercher ce qu'il désire, ce qu'il veut, ce qui lui plaît davantage, ce qui est parfait à ses yeux1. Aux autres de servir Dieu, à vous de lui être pleinement unis. 'Aux autres de croire en lui, de le connaître, de l'aimer, de le vénérer : à vous de le goûter, de le comprendre, de le voir, d'en jouir. C'est là une grande affaire, une difficile affaire. Mais Dieu est tout-puissant, il est bon. Sa miséricorde vous promet de belles récompenses, il sera fidèle à ses promesses et il vous viendra constamment en aide. Votre amour pour lui vous a engagés à de grandes choses ; pleins de foi et de confiance en sa grâce, vous avez tenté une œuvre supérieure à vos forces, sa grâce vous a inspiré cette volonté, ce désir : après avoir mis en vous ces dispositions, elle les rendra fécondes. Car lorsque l'homme fait ce qu'il peut, malgré les calomnies élevées contre lui par le calomniateur, Dieu en sa miséricorde rend justice à son pauvre serviteur : ce pauvre a fait ce qu'il pouvait.

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