‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 3)Chapitre 175 sur 179 · COMMENTAIRE ABRÉGÉ SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES · texte numérisé non relu

COMMENTAIRE ABRÉGÉ SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

lui dit-il, et emprunte des vaisseaux vides en grand nombre, c'est-à-dire, des cœurs d'au* diteurs : remplis ces vases de l'huile de la dévotion dont tu es si bien pourvue; et quand ils seront pleins, reviens vers moi. Tu te trompes, tu n'as pas qu'un peu d'huile seulement, toi qui en temps de famine en as assez non-seulement pour vivre, mais pour t'en oindre. A ces paroles l'Epouse rétablit en elle Tordre dans la charité ; elle obéit, et répandit dans l'âme des auditeurs l'huile du Saint-Esprit. Dieu remplit les vaisseaux vides. Ceci fait, Va, dit le Prophète, vends

cette huile et délivre tes fils des mains du créancier, c'est-à-dire, en retour de l'effusion de ta dévotion, attends la récompense de l'é ternelle vie. Toi et tes fils vivez du reste1. Plus tu répandras largement sur les autres cette huile, plus abondamment je l'infuserai moi-même en toi. Mais vivez, est-il dit, et non oignez-vous-en. Faites toi et tes fils vos efforts pour vivre. A moi de verser en vous, à l'heure voulue, l'onction des délices spirituelles.

» IV Rois M.

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