AUX SECONDES VÊPRES
Saint Victor, qui célébrerait dignement vos louanges, l'éclat de votre chasteté, la force de votre esprit, la pureté de votre conscience ?
Saint Victor, qui nous donnera qu'avec le souvenir de votre douceur se grave en nous le modèle de votre vie si parfaite ?
Saint Victor, secourez-nous du haut du ciel ; de la sainte Sion où vous résidez, défendez-nous, nous qui vous louons sur la terre !
Saint Victor, votre sainteté et votre victoire sont d'autant plus glorieuses pour vous qu'elles nous sont plus salutaires !
y. Voici que le glorieux Victor approche : apportez vite la couronne.
iy. Déjà il entre dans la joie de son Seigneur.
A Magnificat : Antienne. O illustre Victor, bien que votre gloire soit élevée au-dessus des cieux, que votre constante munificence ne délaisse pas les pauvres de la terre.
FLEURS OU PENSÉES
EXTBAITES DES ŒUVBESiDJE SAINT BERNARD w
La chasteté est exposée [au milieu des délices, l'humilité au sein des richesses, la piété parmi les affaires, la vérité dans les longs discours, et la charité au sein d'un monde méchant. — De la Convers. aux Clercs. n° 37.
Rien de si dur qui ne cède à une dureté plus grande. (Liv. IV de la Consid. n° 8.) L'habitude est vaincue par l'habitude.
N'imputez qu'à vous-même les souffrances que vous cause celui qui ne peut rien sans vous. (Liv. IV de la Consid. n° 9.)
De front le scorpion n'est pas à craindre : c'est dans sa queue qu'il cache son dard. (Ibid.)
Que vous sert-il d'être sage si vous ne l'êtes pas pour vous-même ? (Liv. II de la Consid. n° 2 .)
Celui qui croit tout avoir manque de tout. (Liv. II de la Consid. n° 14.)
C'est un singe sur un toit qu'un roi insensé sur un trône. (Ibid.)
Prenez le milieu, si vous voulez ne pas manquer de mesure. (Liv. II de la Consid. n° 19.)
La prospérité pour l'imprudent c'est le feu pour la cire, c'est le rayon de soleil sur la neige, (Livre II de la Consid. n° 21.)
Quel mérite d'être humble dans l'abjection ! Hais l'humilité associée aux honneurs, rare vertu. (Hom. IV super Missus est.)
Point de misère plus vraie qu'une joie fausse. (Du libre arbitre, n° 14.)
Nous sommes convaincus d'avoir voulu ce qui ne serait pas arrivé si nous avions dit non. (Ibid.;
(a) Horstius avait recueilli un u a grand nombre de ces sentences et, sur son autorité, Mabillon les avait toutes admises. Nous en avons rejeté quelques-unes tirées d'ouvrages faussement attribués à saint Bernard. De pins les renvois étaient souvent défectueux soit pour le titre des ouvrages, soit pour les numéros : nous avons dû corriger ces inexactitudes. Nous avons été aussi obligés de supprimer sept sentences, dont tous nos efforts n'ont pn nous révéler l'origine. (Édit de Ganme.)
Un cœur dissipé n'a pas même le senti* ment de ses pertes. (De la Convers. aux clercs. n°5.)
Se dérober à la persécution n'est pas le crime de celui qui la fuit, mais de celui qui en est l'auteur. (Lettres I, n° 4.)
La volonté est réputée pour fait toutes les fois que le fait exclut la nécessité. (Traité à Hugues, no 8.)
Rien n'excite une plus légitime indignation qu'un ennemi caché sous les dehors d'un ami. (De la Convers. aux clercs, n° 32.)
Ceux qui thésaurisent pour le ciel n'ont pas lieu de craindre les voleurs. (Ibid. 40.)
Celui qui ne plaît pas à Dieu ne peut l'apaiser. (Ibid. 32.)
La négligence des évêques engendre l'insolence des clercs. (Lettre CL II.)
Soyez complaisants pour vos amis, mais pas jusqu'à vous perdre. (Lettre CCXV.)
Quand l'eau s'arrête elle se corrompt.
(Serm. I pour le Com. du jeûne, 4.)
Tout dans le monde a une fin : mais la fin même de tout cela n'aura pas de fin. (Serm. IX sur le Cantiq. n° 10.)
Vous rendrez votre parole puissante si vous êtes convaincu le premier des vérités dont vous voulez persuader les autres. (Serm. LIX sur le Cantiq. 3.)
J'aime un maître qui, au lieu de s'attirer des applaudissements, [excite mes larmes. (Ibid.)
La voix de la tourterelle n'est pas douce, mais elle symbolise de douces choses. (Ibid.) (Elle indique son amour pour son compagnon.)
Que vous le vouliez ou non, le Jébuséen habite à vos frontières : on peut le soumettre, mais non l'exterminer. (Serm. LVI1I sur le Cantiq. n° 40.)
C'est peu de couper une fois, il faut couper souvent ou plutôt toujours. (Ibid.) Car nos vices repoussent sans cesse.
La vertu ne peut croître avec les vices ;
FLEURS OU PENSÉES
retranchez la passion pour fortifier la vertu. (Ibid.)
Otez le bois superflu, le bois utile grandira. Tout ce que vous retranchez à la cupidité profite à l'utilité. (Ibid.)
Un pasteur qui ne joint pas la vertu à la science, nourrit moins par ses leçons qu'il ne nuit par la stérilité de sa vie.
L'ambition heureuse est quelquefois moins funeste que l'ambition trompée. (Lettre CXXVI, 1 .)(Car celle-ci recourt à des moyens violents.)
Celui qui n'aime pas essaie vainement d'écouter [ou de lire le chant de l'amour. (Serm. LXX1X, sur le Cantiq. n° 4.)
Un cœur de glace ne peut contenir une parole de feu. (Ibid.)(Ainsi celui qui ignore le grec ne comprend pas celui qui lui parle en cette langue.)
La renommée ne saurait mettre au compte de la vertu ce que la conscience nous prouve être un vice. (Serm. LXXÏ, sur le Cantiq. n° 2.)
La vertu se contente de la blancheur de la conscience encore que la renommée n'y ajoute pas son parfum. (Ibid.)
Bien des mets que vous dédaignez dans l'oisiveté vous paraîtront pleins de saveur après le travail. (Lettres I, n° 12.) (Car la faim est le meilleur des assaisonnements.)
L'ennemi déploie plus d'audace à nous suivre par derrière qu'à nous résister en face. (Ibid. n° 13.)
Faire le mal, sur n'importe quel ordre, ce n'est plus obéir mais désobéir. (Lettre Vil, n° 3.) (Car c'est désobéir à Dieu.)
Que de gens courraient moins avidement après les honneurs s'ils savaient que ce sont des charges ! (Traité des devoirs des évêq. n° 25.)
Plût à Dieu que nos modernes Noé nous laissassent de quoi les couvrir! (Ibid. n° 29.) (Tant leurs désordres sont publics et effrontés !)
Il est difficile d'occuper sans orgueil un poste élevé. (n° 30.)
Vous préférez l'élévation à la vertu : comptez, non sur une récompense, mais sur un précipice. (Lettre XXVII.)
Cacher un trésor dans un endroit d'où vous ne pourrez le retirer à votre gré, quelle folie ! (Traité des devoirs des évêq. n° 20.)
La tribulation est la pierre de touche de la foi. (Ibid. n° 15.)
Un précepte nous oblige à aimer le prochain comme nous-mêmes: sachons donc nous aimer d'abord. (Ibid. n° 13.)
Deux choses constituent une bonne conscience : le repentir et l'abstention du mal. (Ibid.)
Les médecins ouvrent les plaies des rois du même fer qu'ils appliquent aux plus humbles sujets. (Ibid. n° 4.)
Le bon pasteur ne cherche pas ses intérêts : il les sacrifie. (Liv. IV de la Considér. no 3.)
Une dispense sans nécessité ou sans utilité n'est plus l'acte d'une administration fidèle: c'est une dissipation cruelle. (Liv. III de la Consid. n© 18.)
Puisque vous êtes la propriété de tous, gardez pour vous une part de vous-même, (Liv. I de la Consid. n° 6.)
Celui qui aime a souvent aux yeux de qui n'aime pas l'air d'un insensé. (Préface du Traité de la Consid.)
La mesure pour aimer Dieu c'est de l'aimer sans mesure. (Traité de l'amour de Dieu. n0l et 16.)
J'estime peu celui qui sait beaucoup, s'il ignore la manière de savoir. (Serm. XXXVI sur le Cantiq. n° 3.)
Il en est qui veulent savoir uniquement pour savoir ; c'est curiosité. (Ibid.)
Il en est qui veulent savoir pour se faire un nom, et c'est vanité. (Ibid.)
D'autres veulent savoir pour vendre leur science, et c'est un honteux trafic. (Ibid.)
D'autres enfin veulent savoir afin d'édifier, et c'est prudence. (Ibid.)
Prendre des aliments sans les digérer est une chose pernicieuse. (Ibid. n° 4.)
On tombe quand on court sans la lumière de la discrétion. (Serm. III pour la circonc. n° 11.)
Il est dangereux de dormir auprès d'un serpent. (Lettre CCXUI, n° 1.)
L'amitié véritable sait reprendre quelquefois, sans jamais flatter. (Lettre CCXLII, n° 5.)
Mieux vaut la perte d'un homme que celle de l'unité. (Lettre Cil, n° 2). — (Il faut chasser celui qui trouble la concorde.)
La seule raison qui défende d'obéir aux parents, c'est Dieu. (Lettre CXI, n° 1.)
Les choses de l'esprit une fois goûtées, nous font prendre la chair en dégoût. (Ibid. 3.)
L'or ne rassasie pas plus le cœur de l'homme, que l'air ne nourrit son corps, (De la Convers. aux clercs, n° 26.)
La preuve de l'orgueil c'est la privation de la grâce. (Serm. LVI sur le Cantiq. n° 10.)
Sans cesse est ouvert cet œil invisible qui voit tout. (Serm. LV, sur le Cantiq. n° 4.)
L'homme de bien n'est jamais trompé que
par l'apparence du bien. (Serm. LXVI, sur leCant. n°l.)
Prenez les hérétiques par des arguments et non par les armes. (Serm. LXIV, sur le Cant. n° 9.)
La lumière, toujours douce à l'homme, Test mille fois plus auand il sort des ténèbres. (Serm. LXVflI, sur le Cant, n° 5.)
La science sans l'amour enfle : l'amour sans la science égare. (Serm. LXIX, sur le Cant. n° 2.)
Le jour dévoile ce que la nuit cache.
(Serm. LXXV, sur le Cant. n° 9.)
Un scandale est préférable à l'abandon de la vérité. (Lettre LXXVIII, n° 10.)
Celui qui se constitue son propre maître se fait le disciple d'un sot. (Lettre LXXXVII, n°7.)
Une cause différente , malgré l'analogie des faits, repousse un jugement semblable. (Lettre LXXXIV.)
Des espérances grandioses ne se contentent pas d'un succès modeste. (Lettre CL1II,
Comment atteindre celui qui court si vous ne courez pas vous-même ? (Lettre CCLIV, n°4.)
Refuser d'avancer c'est reculer. (Ibid.)
Encore qu'une action soit bonne, elle cesse de l'être pour qui la fait contre son gré. (Lettre CCLVIII.)
L'adversité en frappant un grand cœur ne le fait pas décheoir de la sagesse. (Liv. II, de la Considér., n°2I.)
Le chien défend l'herbe qu'il ne mange pas. (Lettres CCCXI, n° 1.)
Si vous êtes sage, vous serez un réservoir et non un simple canal. (Serm. XVIII, sur le Cant. n° 3.) (C'est-à-dire que vous ne donnerez que de votre abondance,)
La persécution fait discerner les mercenaires des vrais pasteurs. (De la Convers. aux clercs, n° 39.)
L'ignominie de la croix est chère au cœur qui ne paie pas d'ingratitude le crucifié. (Serm. XXV, sur le Cant. n° 8.)
Demeurer sans cesse avec une femme, sans pécher avec elle, est un miracle plus grand que la résurrection d'un mort. (Serm. LXV, sur le Cant. n° 4.)
La familiarité du maître engendre l'insolence du serviteur. (Serm. XXVII, sur divers sujets. N° 5.)
C'est dans sa clémence que Dieu refuse aux ingrats ce qu'ils lui demandent. (Ibid., n° 6.) (Il leur évite ainsi un surcroît d'ingratitude.)
On nage doucement quand un autre vous soutient la tête. (Serm. XII sur le Ps. Qui habitat. n° 8.)
Dieu vous charge en vous déchargeant :
Il vous charge d'un bienfait; il vous décharge du péché. (Serm. XV, n° 1, sur le même sujet.)
Efforçons-nous de nous rendre agréables en tout, mais particulièrement à celui qui est plus grand que tout. (Ibid., n° 4.)
En vain on allègue l'obéissance à une autorité humaine pour s'excuser d'avoir transgressé la volonté divine. (Lettre VII, n° 8.)
La sagesse consiste à apprécier les choses ce qu'elles sont. (Serm. XVIII, sur divers sujets, n° i.)
L'envie est pour l'œil la plus douloureuse des démangeaisons. (Serm. V, pour le i"dim. de nov., n° i.)
Nous naissons sur la terre, nous y mourons, et nous rentrons en elle après en avoir été tirés. (Serm. sur S. Martin, n° 2.)
Si votre poste est plus élevé , il n'est pas plus sûr. (Lettre CCXXXVIII, n°4.)
Tout ce qui nous agrée n'est pas permis ; mais tout ce qui est permis n'est pas expédient. (Lettre XXV, n° 2.)
Il n'a pas de ses chutes un repentir suffisant celui qui reste dans une rencontre périlleuse. (Ibid., n° 17.)
La marque d'un repentir véritable, c'est l'éloignement de l'occasion. (Ibid.)
Absence de mérites1, pauvreté funeste :
présomption, richesse trompeuse. (Serm.
LXV1II., sur le Cant. n° 6.)
Malheur à ceux qu'une vie charnelle empêche de plaire à Dieu et qui osent se charger de l'apaiser ! (De la Convers. aux clercs, n° 32.)
Le zèle sans la science est moins efficace : souvent même il est nuisible. (Serm. XLIX, sur le Cant. n° 5.)
Le malade qui ne sent pas son mal n'en court que plus de danger. (Liv. I de la Considér., n°l.)
Le Sage, dans les matières douteuses, se fie plus au jugement d'autrui qu'au sien propre. (Lettre LXXXII, n° 1.)
Je renonce volontiers à un profit spirituel
3ue je ne puis obtenir qu'au prix d'un scanale. (Ibid.)
Un faux catholique est plus dangereux qu'un véritable hérétique. (Serm. LXV, sur le Cant. n° 4.) Le véritable amour trouve sa récompense
dans son objet même. (Traité de l'am. de Dieu, n° 17.)
FLEURS OU PENSÉES
Qu'un simple Adèle s'égare, il périt seul : mais l'erreur du prince entraîne de nombreuses victimes. (Lettre CXXVII, n° t.)
La joie véritable a sa source dans le Créateur et non dans la créature. (Lettre CXIV.)
L'homme vicieux ne redoute pas l'opinion de ses pareils. (Liv. I de la Consid., n° 13.)
Quand la corruption est universelle , la souillure d'un seul passe inaperçue. (Ibid.)
Pour qui les rêve, les honneurs sont pleins d'attraits : mais ils effraient ceux qui en considèrent le poids. (Traité des Dev. des évêq., n© 15.)
La véritable charité reçoit sa récompense, sans être néanmoins mercenaire. (Traité de l'amour de Dieu, n° 47.)
Garder son corps c'est garder une citadelle importante. (Serm. II, sur l'Assomption, n° 2.) (Proverbe vulgaire.)
La misère seule n'excite pas l'envie. (Serm. V, pour le 1" dim. de nov., n° 10.)
Maudit celui qui fait sa part plus mauvaise ! (Liv. I, de la Consid., n° 6. Serm. XVIII, sur le Cant. n° 3.)
On donne la main à un séducteur quand on refuse de la donner à un guide. (Serm. LXXV1I, sur le Cant. n° 6.)
Celui qui laisse le troupeau errer sans guide au pâturage n'est pas un pasteur de brebis mais de loups. (Ibid).
Ce qui devrait nourrir les pauvres est semé dans les places habitées par les riches. (Liv. IV de la Consid., n° 5.)
L'ambition est la croix de ceux qui y cèdent : elle torture ses victimes, et cependant elle les charme. (Liv. III de la Considér., n° 5.)
Une bagatelle dans la bouche d'un séculier est une bagatelle : c'est un blasphème sur les lèvres du prêtre. (Liv. II de la Considér., n° 22.)
Un cœur esclave de la vanité en imprime la marque jusque sur le corps. (Apolog. à Guill., n°26.)
La mollesse des habits indique la mollesse de l'âme. (Ibid.)
L'Eglise étincelle en ses murailles : elle est glacée dans ses pauvres. (Id., n° 28.)
Le bien des pauvres sert à charmer l'œil 4es riches. (Ibid.)
Je redoute plus la dent du loup que la boulette du pasteur. (Traité des Dev. des évêq. n*35.)
Hippocrate apprend à sauver sa vie en ce monde et Jésus-Christ à la perdre. (Serm. XXX, sur le Cant. n° 10.)
Le plaisir de la bouche, si apprécié aujour-
d'hui, se fait sentir à peine sur un trajet de deux doigts. ( De la Convers. aux clercs , n° 23.)
L'inextinguible soif des richesses prépare, par le désir, plus de douleur à l'âme que de satisfaction par l'usage. (Ibid. n° 26.)
L'usage des richesses est pour autrui : pour les riches elles ne sont guère qu'un nom et un embarras. (Ibid.)
Le démon dirige presque exclusivement ses traits contre la persévérance , la seule des vertus qu'il sait mériter la couronne. (Lettre XXXH,n° 3.)
Il est toujours utile de veiller sur sa langue, sans s'interdire toutefois une aimable affabilité. (De la Consid., liv. IV, n° 22.)
On doit réprimer en toute occasion la démangeaison de parler, mais principalement à table. (Ibid.)
L'extérieur le plus convenable, c'est la gravité dans l'action, la sérénité du visage, et le sérieux du discours. (Ibid.)
Qu'a-t-il besoin d'échelle celui qui est déjà assis sur son trône? (De la Consid., Liv. V, n°l.)
Médire, ou prêter l'oreille à la médisance, quel est le plus condamnable? Je ne saurais le dire. (Liv. II de la Considér., nQ 22.)
La tristesse inspirée par la religion nous fait pleurer ou les péchés du prochain ou les nôtres. (Serm. sur S« Mad., n° 22.)
Quel est votre prix aux yeux de Dieu ! Jugez-en par l'état où il s'est réduit pour vous. (Serm. I, sur l'Epiph., n° 2.)
0 comble de la démence ! Nous nous précipitons avec imprudence dans le vice, et nous rougissons de la pénitence : nous courons aux blessures, et nous avons honte du remède. (Serm. I, pour la Circonc, n° 1.)
C'est une disposition de la divine bonté destinée à sauver en nous l'humilité, que plus nos progrès sont grands, moins nous croyons avoir avancé. (Serm. XXV, sur div. sujets, n° 4.)
Deux hommes plaisent à Dieu, le pécheur repentant et le juste généreux : et deux choses lui déplaisent, l'ingratitude du juste et la sécurité du pécheur. (Serm. III, sur div. sujets, n° 4.)
L'homme en bonne santé ignore les sensations du malade : et l'estomac rassasié ne connaît pas les souffrances de la faim. (Traité des degrés d'humil., n° 6,)
Glorieuse chose que l'humilité, puisque l'orgueil même souhaite s'en couvrir pour échapper au mépris. (Ibid., n° 47.)
Victoire malheureuse que celle qui vous
fait triompher d'un homme, et succomber aux atteintes du vice. (Exhort. aux sold, du Temple, n° 2.)
Les impies suivent des routes détournées; naturellement avides de combler leurs désirs, ils repoussent follement le vrai moyen
d'atteindre cette fin. (0e l'Amour de Dieu, n° 19.)
L'âme qui aime Dieu ne veut que Dieu pour prix de son affection : ou si elle en souhaite d'autres, elle n'aime pas Dieu. (Ibid. n? 17.)
vin dbs wsevbb et pensées «traites de saint bernard et ira des oeuvres