LETTRE LXIII
(Ecrite vers Tan 1128.)
AU MÊlfB.
n se justifie auprès de lui d*un acte de témérité dont on Tavait accusé ; il désire faire st connaissance; il lui recommande Guy.
Relativement aux points sur lesquels il a pIû à votre Excellence de nous demander des éclaircissements, ou nous avons été trompés, ou vous l'avez été par celui qui vous a fait ce récit. Cependant, s'il y a eu quelque chose, car je tiens pour suspecte ma mémoire dont je connais la fragilité, et je ne veux pas supposer une telle fausseté dans le frère qui a rapporté
cela, jesais avec certitude,etjeveuxvousdonner la conviction que jamais je n'ai prononcé ni exprimé devant personne survotre compte aucune parole de blâme ni de censure. A Dieu ne plaise que notre petitesse soit assez téméraire pour parler contre des évêques, et des évêques absents, sur des choses qui ne nous regardent pas, et alors que surtout nous ne les avons pas vérifiées 1 Nous avons appris avec gratitude que vous avez la bonté de désirer faire notre connaissance; cela nous fait souhaiter plus vivement encore à notre tour de vous connaître et d'être connu de vous. Dans ces sentiments nous supplions Votre Grandeur, ou plutôt nous faisons hardiment appel à votre bienveillance, en faveur du monastère que, sous votre protection et d'après vos conseils, dit-on, notre révérend frère et collègue, le seigneur Guy, abbé
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de Trols-Fontalnes, a entrepris de construire *. Montrez en cette occasion l'intérêt que vous nous portez : et croyez que tout ce que vous ferez pour lui, vous le ferez pour nous-mêmes. Adieu.