‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 212 sur 319 · A FALCON LUI-MÊME · texte numérisé non relu

A FALCON LUI-MÊME

Il Inl recommmde la cause de quelques religieux.

Le seigneur évêque et moi avons écrit pour vous au seigneur Pape, comme nous avons cru devoir le faire, et vous avez la copie de nos lettres. Nous avons l'intention de toujours vous soutenir de toutes nos forces, à cause du bien que nous attendons fermement de vous. Mais c'est à vous de faire que nous ne soyons pas trompés dans notre confiance. Au reste, si j'ai trouvé grâce à vos yeux, veillez sur ces indigents et sur ces pauvres qui sont à Bénissons- Dieu*. Car ce que vous ferez à un seul d'entre eux, vous le ferez à moi-même, ou plutôt au Christ. Us sont pauvres, et ils habitent au milieu

* Bénissons-Dieu, maison de Tordre de Citeaux, fllle de Clairvaux, située dans le diocèse de Lyon, fut fondée en 1138. Albéric en fut le premier abbé. Non loin de celte maison, dans le même diocèse, était le monastère de Savigny, de l'ordre de Saint-Benoit ; il avait pour abbé Itérius, dont saint Bernard se plaint ailleurs.

des pauvres. Nous vous prions surtout d'empêcher les moines de Savigny de les persécuter; ceux-ci en effet les accusent injustement, à ce que nous croyons; ou s'ils croient avoir raison, décidez entre eux. Que notre fils, l'abbé Albéric, bien que ses mérites soient une recommandation meilleure que nos prières, devienne cependant par elles plus recommandable encore à vos yeux, nous vous en supplions. J'ai pour lui la tendresse qu'une mère a pour son fils unique, et celui qui m'aime l'aimera. Enfin j'éprouverai en lui si vous faites cas de moi. Car plus il est éloigné de moi, plus vos paternelles consolations lui sont nécessaires.

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