‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 271 sur 319 · LETTRE CCLIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCLIX

(Écrite l'an 1145.) AU SEIGNEUR PAPE EUGÈNE.

Sur le même si^t.

Il dit au Pape qu'il n'a pas d'autres volontés que les stennea, et qu'il consentira même, si le Pape l'ordonne, à ce que son leligieux Rualenns reste à l'abbaye de Saint- Anastase.

S'il m'est arrivé d'avoir des intentions que vous n'approuviez pas, la mansuétude que vous daignez me témoigner, m'amène aujourd'hui non seulement à vouloir, mais à vouloir avec ardeur ce que vous voulez. 11 vous plaît que le frère Rualenps soit abbé de Saint-Ânastase ; cela me plaisait aussi d'abord ; mais comme il y apportait trop de résistance, cela avait cessé de me plaire. Puis, ne m'étant pas trouvé d'accord avec vous, j'en suis revenu, comme la justice le voulait, àaimer de nouveau ce qui ne me plaisait plus. On peut l'essayer. J'ai fait ce que vous avez ordonné, non parce que vous l'ordonniez, mais parce que vous le désiriez. Je l'aiiaitde bon cœur, sans chagrin, et non par contrainte. Mon empressement à agir prouve mon obéissance ; et ma lettre témoigne de mes intentions. Si je m'étais contenté d'exécuter vos ordres, n'aurais-je pas été, suivant la parole du Seigneur, un serviteur inutile ' qui ne fait que ce qu'il doit. Hais aujourd'hui, en y apportant en outre la bonne

» lil Reg., iir, 2G. — « Luc, xvii, 10.

volonté, je ne sujs plus s^u)£;mAQtun serviteur, mais un fils.

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