‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 281 sur 319 · SU · texte numérisé non relu

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que Je Toflènse. Or je Foffenserai sans nul doute, si je fais ce que vous demandez. Car je sais que les honneurs et les dignités ecclésiastiques sont dus à ceux qui veulent et peuvent les remplir dignement et selon Dieu. Or sachez-le bien, il ne serait ni juste pour vous, ni sûr pour moi, d'employer vos prières ou les miennes pour procurer des dignités à votre fils qui n'est qu'un petit enfant. Car il n'est pas permis, même à un adulte, d'occuper des dignités dans plusieurs églises, sinon par dispense, à cause d'une nécessité grave de l'Eglise, ou d'un grand avantage tenant aux personnes. Si ce langage vous paraît dur, et que vous vouliez poursuivre ce que vous avez projeté de faire, épargnez-moi en cette occasion; vous êtes assez puissant, si je ne me trompe, pour l'obtenir par vous-même ou par vos autres amis. Ainsi vous n'en ferez pas moins ce que vous voudrez, et moi, je ne pécherai pas. Sans doute, je désire tout le bien possible pour notre petit Guillaume ^ ; mais avant tout je désire Dieu pour lui. Voilà pourquoi je ne veux pas qu'il obtienne rien contre la volonté de Dieu, de peur que Dieu ne soit pas avec lui. Que si d'autres consentent à faire autrement, je n'y veux pas contribuer, pour ne pas, moi aussi, perdre Dieu. Mais, dès qu'il se présentera quelque chose qu'il puisse obtenir selon Dieu, je lu montrerai mon amitié, et je ne lui refusera pas mon concours, s'il est nécessaire. Je n'a pas besoin de beaucoup d'efforts pour m'excuser auprès d'un ami de la justice, d'une résolution qui est conforme elle-même à la justice. Pour vous, excusez-moi auprès de la comtesse* par les raisons que je vous ai données. Adieu.

LETTRE CCLXXll.

(Ecrite Tan 1152.)

A l'évêqub be laon '.

Il rezhorte à se montrer géaércax.

Nous sommes tout à vous. Si vous le savez, et vous ne l'ignorez pas, le porteur des pré-

1 Guillaume, surnommé Blanche - Main, quatrième fils de Thibault» fut élevé d'abord sur le siège de Chartres, puis sur celui de Sens, puis sur celui de Reims; puis après, il fiit nommé cardinal de la sainte Église romaine et légat en France. Ce fut lui qui sacra Philippe-Auguste, son neveu, et c'est en sa faveur que le pape Alexandre ill confirma aux archevêques de Reims, le privilège de sacrer les rois de France. Pierre de Celles, lettre 5, liv. 1, et Pierre de Blois, lettres 28 et 122, ont parlé de lui.

* Mathilde, fille du marquis Engelbert qui était frère de i*évèque de Ratisbonne. Il est question du marquis Engelbert dans la lettre 130.

* Cet évèqne était Gautier de Saint-Blaurice, d'abord abbé

sentes se réconciliera, d'une façon efficace et durable, avec vous par notre entremise, et par la vôtre avec tous ceux qu'il paraît avoir offensés. Autrement vous blesseriez un homme que vous reconnaissez pour votre ami ; or, vous n'aurez pas le courage de le faire. Au reste, depuis que vous avez commencé à être évoque, nous n'avons encore reçu de vous aucune grâce, ni bourse, ni sac, ni soulir

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