‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 302 sur 319 · AUX LÉGATS APOSTOLIQUES ^ POUR L* ARCHEVÊQUE · texte numérisé non relu

AUX LÉGATS APOSTOLIQUES ^ POUR L* ARCHEVÊQUE

DE HATENGE.

Il recommande Tai&ire de eet archevêque opprimé par ses! adversaires.

A ses révérends seigneurs et pères^ aux Légats du Siège Apostolique, le serviteur de leur sainteté,' Bernard, dit abbé de Clairvaux : qu'ils plaisent à Dieu en toutes choses et emportent une heu* reuse moisson des fruits de leur légation.

Corporellement éloigné de vous, nous en sommes rapproché par notre affection et notre bon vouloir; car nous désirons et nous deman-^ dons que vojs intentions et vos actes tendent à tout ce qui est convenable et utile. Aussi,' ayant appris que ce malheureux archevêque de Mayence était appelé devant vous pour y répondre à ses adversaires, nous avons pris la liberté d'implorer pour lui votre bonté. Nous croyons que vous honorerez votre ministère, si, autant que vous le pouvez sans blesser la justice, vous soutenez, de l'appui de votre au-' torité, le mur qui penche et la maison ébranlée; et si, autant qu'il dépend de vous, vous ne permettez pas qu'on écrase le roseau brisé ni qu'on éteigne la mèche qui fume encore. Nous vous le demandons avec instance, qu'il ressente quelques avantages de notre prière et de sa simplicité; c'est elle qui l'a fait, dit-on, circon* venir par de faux frères, et on ne trouve rien en lui qui puisse le faire déposer.

1 Earonius dit au sujet de cette légation : La même année, le pape Eugène envoya des légats en Allemagne pour juger Tarchevèque de Mayence. Le prêtre Bernard et le diacre Grégoire furent choisis pour cette mission. Bernard, prieur du monastère de La tran, puis chanoine régulier, fut créé en 1145, cardinal au titre de Saint-Clément. On pense que Grégoire est celui qui, en 1137, fut fait par Innocent cardinal au titre de Saint-Ange. Conrad qui, cent ans plus tard, écrivit la chronique de Mayence, dit qu'Henri fut déposé, et il en rejette la faute sur un traître, nommé Arnold, et sur les deux légats qui auraient été gagnés à prix d'argent. Otto de Frisingen, qui était présent, dit que la déposition était juste (voy. Friderici t;ito,lib. ii, cap. 9). Quoiqu'il en soit, Henri, après la déposition, se retira en Saxe, et, peu de temps après, il mourut saintement dans un monastère de l'ordre de Ctteauz. La lettre 365 loi est adressée

LETTRE CCCIIL

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