‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 307 sur 319 · LETTRE CCCIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCCIX

(Ecrite Tan 1153.) AU PAPE EUGÈNE.

Il fait réloge de Tabbé Suger et recommande ses messagers au Pontife.

A son très-tendre seigneur et père, à Eugène, par la grâce de Dieu Souverain Pontife, le frère Bernard, dit abbé de Clairvaux : le peu qu'il est.

Si dans notre Église de France il y a quelque vase digne d'être placé avec honneur dans la ïnaison magnifique du grand Roi; s'il y a un homme qui, fidèle comme David S va et vient au commandement du Seigneur, c'est à mon avis le vénérable abbé de Saint-Denis. Je le connais, en effet, comme un homme qui est prudent et fidèle dans les atTaires temporelles, liumble et fervent dans les affaires spirituelles ; et, ce qui est le plus difficile, irréprochable dans les unes et dans les autres. Devant César, il est comme un membre de la cour de Rome; devant Dieu, comme un membre de la cour céleste. Nous vous demandons et nous vous conjurons d'accueillir avec bienveillance le messager d'un tel homme, et de lui adresser en retour, comme il est convenable à vous de le faire et comme lui-même le mérite, des paroles aimables et bonnes, pleines de tendresse et d'abandon, de protection et de bienveillance; car aimer et honorer spécialement sa personne, c'est honorer votre ministère.

^ I Reg., XXII, 14.

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