‹ Œuvres de Saint Bernard (volume 4)Chapitre 80 sur 319 · LETTRE XV · texte numérisé non relu

LETTRE XV

( Écrite vers l'an 1126.) A HAIMERIG, GHANGEUER.

Sur le même siyet.

A rillustre seigneur Haimeric*, chancelier du Siège apostolique, Bernard de Glairvaux : qu'il oublie ce qui est en arrière, et que pour ce qui est en avant il suive l'Apôtre.

Nos amis n'ignorent pas que vous m'aimez d'une tendresse familière, et, si je voulais jouir seul des fruits d'un si grand bonheur, ils me les envieraient. Les moines de Dijon tne sont très-chers, à cause de l'antique régularité de cette église. Qu'ils éprouvent, s'il vous plaît, que ni l'amour que vous me portez, ni celui que je leur porte ne sont stériles, iout en respectant entièrement la justice, car contre elle il n'est pas même permis d'avoir égard à l'amitié.

^ n s'agissait de deux celles on prieurés appelés Clairmont et Vaugion. Cette aflaire fut terminée, en 1129, par Etienne, archevêque de Vienne, en faveur des religieux de Dijon. V. Perardus in Burgundicis monumentis,p. 224-, 228.

• Haimcric était originaire de Castres dans leBerry et cousin de Pierre de Castres, archevêque de Bourges. Devenu chanoine de Latran, il fut en 1120 créé par Calixle H cardinal-diacre du titre de Sainte-Marie la Neuve, et succéda à Pierre de Pise comme chancelier de la sainte Église romaine. Il mourut Tan 1141 après s'être honoriliement acquitté de cet emploi. Saint Bernard lui adressa beiucoup de lettres intimes et lui didia son traité de rAmour de Dieu.

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