LETTRE XXI
(Écrite à la fin de Tannée 1127.) A VATTHIBU, LÉGAT ^ •
n 8*excii86 de ne 8*ètre pas rendu à rinviUiioa qn'il avait reçue pour aller traiter quelques aflkires.
1. Mon cœur était prôt à vous obéir, mais mon corps ne Tétait pas. Épuisée par les sueurs, consumée par les ardeurs d'une fièvre aiguë et cruelle, ma chair affaiblie n'a pu répondre à la promptitude de mon esprit : je voulais, mais l'obstacle que je viens de dire a arrêté ma volonté dans son essor. Cette raison est^lle juste? Que nos amis en jugent, eux qui, rejetant toutes mes excuses, cherchent chaque jour, malgré les liens de l'obéissance qui m'enchaînent, à m'attirer du cloître dans les villes : qu'ils considèrent en même temps que je n'ai point faussement imaginé ce motif, mais que je l'ai péniblement supporté, et alors ils sauront par expérience qu'il n'y a pas de dessein contre le dessein du Seigneur. Si je leur avais répondu : J'ai été ma tunique, comment la revétircxi-je? j'ai lavé mes pieds ^ comment irai-je les salir * ? ils s'indigneraient assurément; mais qu'ils s'emportent aujourd'hui contre le juge* ment de Dieu, ou qu'ils s'y soumettent, c'est lui qui fait que, le voudrais-je, je ne pourrais partir.