CHAPITRE I
ÉLOqE BB LA NOUyEIXB MILICE*
I. Un nouveau genre de milice vient de s'établir sur la terre et dans le pays visité par Celui qui s'est levé d'en -Haut et s'est montré dans la chair. Le lieu d'où sa puissante jnain a expulsé les princes des ténèbres est aussi celui on ses vaillants extermineront les satellites de Tenfer, les fils flispersés de l'incrédulité. Ainsi, aujourd'hui encore, il rachète son peuple et il nous ménage un puissant moyen de salpt dans la maison de David, son serviteur. Voici, dis-je, un genre de milice nouveau et inconnu jusqu'ici, dans lequel on combat doublement, et contre la cliair et 1q sang, et contre les puissances spirituelles et malfaisantes. Lutter avec les seules forces corporelles contre un ennemi corporel n'est ni extraordinaire ni rare ; guerroyer avec l'énergie de l'âme contre les vices et les démons, c'est chose digne d'éloges, mais qui n'a rien de surprenant, puisque le monde est rempli de moines. Mais, quand l'homme unitcesdeux vies, ceint sa vaillante épée, se décore de son noble baudrier, comment ne pas admirer ce qui est évidemment si rare ? C'est un intrépide soldat protégé de toutes parts celui qui revêt son corps d'une armure de fer et son ftme de
« Voir tome I»', Vte de S. Bernard, p^g. 92» rpccaiMMi et la date de cet opuscule*
la oulns^^ de la foi,. «Goiu vçrt -de teé ameB, il oe n^oqtp m boimue ni démon. U.n^ppréfiend^ pa3 to mortt lui qui désiDe iiio«rir. Lt qw peut^il eraindn^ dane 4a vfe ou dans la laopt, liai |M)fiv ^m Jâsus^^hrist eât ia w.^ et ji^ ^lort )}V^ giaûi? Il denieure da grand cœur ^t 4y^ çmôw^ ici-bas^ maisilsoapire mj^ès r^ieur^ de sa dîs^lutio^ qui 1^ réuaÛRa au Qiris^ : condition Uen préiérabie à la prc- ;iiÂère. Avancer dPPC résplûmeat, soldais :de Jé^us-Christ ; repojas^^s avep intisépidilé les annenais de la Cvw^ et «soyez masures que ni la vie ni la mprt ne miraient vous séparer de la charité 4^ I^ii q^i est en JésuMilhrist; dans tous les périls, dites-vous à vouBr«EiéBies : Soii que tious pioùmsj $Qit ^ue nous mourions^ noui sommet au Seigneur^. Quelle gloire quand ils reviennent vaiaqueuriS dl^ f#mbat! Quelle félicité quand ils meurent martyrs dans la lutte I Réjouis-toi, athlète géoéjreux de vivre et de vaincre daiis le Seiga^ur ; mw r^ouis-^toi davantage sji la mort te i^unit a lui i La vie a ses fruits, et ^i victoire sa gloire c mais une mort sainte l'eiupor^ sur tout. Q» pi bienbeurêpx ^ont cje\vi ^ui iwuKent dans le Çeigneur> ceux qui meurent pour lui ne le Mi^itils pas davaa)^^ I
2. Qu'elle arrive aur un lit ou sur un champ de bataille, la iport des aalats «est toujours précieuse deypAt Dieu. Mais si elle arrive dans un combat, son pri^L s'acerDit avec