R0ID., XIV
sa gloire. Que la vie est sûre quand la conscience est pure ! Oui, quelle vie sûre quand on attend la mort sans la craindre, quand on la souhaite même doucement, et qu'on la reçoit pieusement! 0 milice vraiment sainte et à l'abri des deux périls qui menacent les soldats^ quand Jésus-Christ n*est pas la cause pour laquelle ils combattent 1 En effet, toutes les fois que vous en venez aux mains, vous engagé dans la milice séculière, vous avez à craindre ou de ravir à l'ennemi la vie corporelle, et à vous-niêmô la vie de l'âme : ou d'être tué par voire adversaire dans votre corps et votre âme. Car c'est aux dispositions du cœur plutôt qu'à l'issuedu combat qu'il faut mesurer le péril ou la victoire du chrétien. La cause du combattant est-elle bonne ? le résultat de la lutte ne peut être mauvais, comme la fln de la guerre ne saurait être jugée bonne si la cause n'en est pas juste, ni l'intention droite. Vous aviez la volonté de tuer : vous êtes tué ; vous mourez homicide. Vous avez le <)essus,etvous tuez dans le désir de vaincre et de vous venger : vous vivez homicide. Hais,
: vivant ou mort, vainqueur ou vaincu, ce n'est pas un proût d'être homicide. Malheu-
; reuse la victoire qui vous élève au-dessus d'un homme et qui vous assujettit à un vice. Si la colère ou l'orgueil vous dominent, vous vous glorifier vainement d'avoir vaincu UB homme. Il en est cependant qui tuent imur se sauver, plutôt que i>ar l'ardeur de la vengeance ou l'orgueil de la victoire ; mais ce n'est pas encore là une bonne victoire, quoique de deux maux, la mort cor|)orelle ou la mort spirituelle, le premier soit le moindre. La mort |>hysique n'entraîne pas celle de 1 ame, tandis que l'àme qui pèche est frappée
. de mort.