LE CALVAIRE
17. On va ensuite au Calvaire , où le véritable Élie, objet de la raillerie d'enfants insensés, a conquis aux siens une joie éternelle : Mo voilà, moi, et les enfants que le Seigneur m'a donnés*. Enfants excellents que le prophète, par opj)osition à la malice des autres, excite à louer Dieu : Enfants, louez le Seigneur, dit-il, louez le nom du Seigneur '' ; afin que les lèvres des enfants saints et encore à la mameUe payassent ce tribut de louanges refusé par les envieux dont il se plaint en ces termes : J'ai nourri des fils, je les ai élevés : ils m'ont méprisé '. Notre Sauveur est donc monté sur la croix, ex|)Osé au monde pour le monde même : le visage découvert et le front nu, il a expié nos crimes, sans rougir de la honte d'une mort infâme, sans redouter la douleur cruelle d'un affreux supplice, pour nous arracher à un opprobre éternel et nous rendre à la gloire. Eh !
« Ps. Lxxii, 5. - * IV Rois, V, 12. — » lOid., n. — * Josué, in. — » IV Rois, v, !♦.— • Isaïc, vin, i8. — Ts. cxii, 1. — * isaïe, I, 2.
pourquoi donc rougiralt-il, lui qui a lavé nos péchés, non comme on lave avec de Teau des souillures dont on garde les traces, mais à la façon du soleil qui dessèche la fange sans rien perdre de sa pureté ? Il est, en effet, la sagesse de Dieu dont la pureté pénètre partout.