‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 260 sur 385 · CHAPITRE Xm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xm

DU SIXIÈME DEGRÉ D*0RGUE1L, L*ARROGANCB ^.

43. Il croit ce qu'il entend dire; il loue tout ce qu'il fait, et ne sonde guère ses intentions, ou plutôt il les oublie, pour suivre l'opinion. Sur toute autre question il s'en rapporte plus à lui-même qu'aux autres : c'est seulement quand il s'agit de lui-même qu'il croit les autres plutôt que lui. Ce n'est plus en paroles, ou par l'étalage des œuvres qu'il montre sa religion : c'est sincèrement qu'il s'estime le

^ Luc, xvni. II.—-* Ce passage prouve qu'il était d'usage de prendre un peu de repos dans le cloître après les Vigiles. Il est dit dans TlJsage de Clteaux, chap. Lxxxiv : Que les religieux, après les nocturnes, aillent s'asseoir dans le cloître, a'ils le veulent, pendant Tété. En hiver, le lepos se prenait d^uii le chapitre (chap. Lxxiv). — * Isûe, ui, 12. — * Le contraire est le septième degré d'humilité : s'estimer au-dessous de tout le monde.

TRAITÉ DES DIVERS DEGRÉS

pins saint des hommes. Les éloges qu'on lui décerne, au lieu de les attribuer à l'ignorance ou à la bienveillance du panégyriste, il les rapporte sans hésiter à ses mérites. C'est pourquoi, après la singularité, l'arrogance réclame justement la sixième place. Après elle vient la présomption, qui constitue le septième degré.

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