‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 366 sur 385 · PLACÉ COMME PRÉFACE, EN TÉFE DU GRADUEL CISTERCIEN K · texte numérisé non relu

PLACÉ COMME PRÉFACE, EN TÉFE DU GRADUEL CISTERCIEN K

Comme nous avons donné quelques conseils à ceux qui doivent noter TAntiphonier, nous en adresserons aussi quelques-uns à ceux qui 'loivent noter le Graduel. Nous les prions et onjurons tous, d'éviter de séparer les notes brèves qui sont jointes ensemble, ou d'unir celles qui sont séparées, de façon que dans le chant, comme dans la prononciation, les pauses et séparations soient observées d'une manière uniforme. Les seules notes qu'on puisse appeler et qui sont vraiment finales sont les notes soutenues entièrement par une gamme descendante, dans les plagaux,et par une gamme ascendante dans les authentiques ; c'est-àdire, qui ont quatre notes au-dessous, et autlessus d'elles sept notes. La première est D (ré) grave et la dernière C (ut) aigu. A l'exception de ces notes et de celles qui sont naturellement comprises entre elles, vous n'en trouverez aucune, plus haut ou plus bas, à qui ne manque, soit une partie de la gamme descendante, soit une partie de la gamme ascendante.

Mais afin de vous mieux renseigner sur chacun de ces points, observez que le premier mode, à savoir protus, qui contient le premier et le second ton, a deux finales, D (ré) grave et A (la) aigu. C'est la finale nécessaire des chants du mode qui a un ton au-dessus de la quinte,

< Cet opuscule est tiré d'HoimxT, Supplem. Patrum, i, pag. S7.

puisque D grave à naturellement un ton audessus de la quinte. Quant aux chants qui, audessus de la quinte, ont un demi-ton au lidtt d'un ton, leur finale propre est IM oi^tiqui n^a pas un ton à cette place, mais un demi-4on. C'est aussi la condition obligatoire des chants qui descendent de deux tons au-dessous de la finale. Cette propriété bien considérée, vousne serez pas surpris, si les chants qui se terminaient d'ordinaire en D par fi, ont été naturellement notés en A aigu, et vous ne trovrrerex ni superflu, ni fastidieux d'imiter ce procédé. Le second mode, deuteras, (fui contient le troisième et le qfuatrièin« ton, à égalemeirt deux finales E (mi) grave et B carre (si naturel) : le B carre est la première et nécessaire finale des chants qui ont un demi-ton au-dessous de la sixte. Pour l'autre, elle sert proprement aux chants qui ont, au-dessous de la sixte, un ton au lieu d'un demi-ton, et aussi à ceux qui descendent à la finale par trois tons. Remarquez que beaucoup d'Églises, parmi lesquelles. Je crois, Amiens et Boulogne, ont des psaumes aux post-communions, comme aux introït. Si vous n'y rencontrez qu'un petit nombre d'introit, vous 7 trouverez un très-grand nombre de post-communions. Pour les chants qui peuvent se terminer seulement en B carre, ils ne sauraient recevoir le chant des psaumes du troisième, ni du quatrième ton, puisque les

Page 1