‹ Œuvres de Saint BernardChapitre 369 sur 385 · et Spi - ri - tu- i · texte numérisé non relu

et Spi - ri - tu- i

san - cto.

La D. — Qu'est'Ce que le troisième ton ?

IaM. — La règle qui détermine Tauthente du second mode.

LeD. — Quelle est-elle?

LeM.^^ Tout chant régulier dont l'élévation et la composition sont authentes, et qui se

termine en E (mi) ou en B carre (si naturel), est authente du second mode.

Ze Z>. — Combien a-t-il de variantes ?

L^M. — Il en a deux, l'une pour les intonations hautes, l'autre pour les basses, comme l'indique la formule ci-dessous:

Glo-ri-a sœ-cu-lo-rum A-men. A. Ter-ti-a di - es est quo hsec fa-cta sunt

A. Cum for-tis ar-ma-tus. A. Ni-gra sum.

A. Ma - los ma-le. A. Quoni - am. A. Do-mi-ne. A. Glo-ri - a sœ-cu-lo-rum A-men.

Qui de ter-ra est. Glo - ri

Pa . tri et Fi - li - o et Spi-

tu - i

san

cto.

LeD. — Qu'est-ce que le quatrième ton?

Le M. — Lsi règle qui détermine le plagal du deuxième mode.

Le D. — Quelle est-elle /

Lé M. —Tout chant régulier dont l'abaissement et la composition sont plagaux et qui

finissent en E (mi) ou en B carre (si naturel est plagal du deuxième mode.

Le 0.-^ Combien a-t-îl de variantes ?

Le if.— Deux : l'une pouf les intonations de chant qui procèdent avec lenteur, l'autre pour tout le reste. En voici la description :

TRAITÉ DES TONS DE SAINT BERNARD

Glo-ri-a sœ-cu-lo-rum A -men.il. Quar-ta vi-gi-lî - a ve - nit ad

A. Lau-da-bo. i4. Nos sci-en -tes. A. Ru-bum quem

vi-dt-rat Ste - tit An - ge -lus. A. In pro-le ma-tris.A. Ni -si dl-Ii-gen-ter.

In do-mum. Glo-ri

Pa - tri et Fi-Ii - o et Spi-

tu-i

san

cto.

Le D. ^ Qu'est-ce que le cinquième ton?

Le M. — La règle qui détermine l'authente du troisième mode?

Le D. — Quelle est-elle ?

Le M. — Tout chant régulier dont l'élévation et la composition sont authentes, et ter-

miné en F (fa) ou en C (ut), est authente du troisième mode.

Le D. — Combien a-t-il de variantes?

Le M. — Une seulement, qui convient i toutes les intonations, comme on le voit cidessous :

Glo-ri -a sœ-cu-lo-rum A-men. A. Quin-que pru-den-tes in-tra-ve-runt ad nu-

pti - as.

A. Con-fi-te-bor Do-mi-no. A. In con-

^ spe - ctu an-ge - lo - rum. A. In so - le po - suit. A. Glo-ri - a

et Fi- 11

o et Spi-ri -tu-i

san

cto.

Pa- tri

Le D. — Qu'est-ce que le sixième ton ?

Le M. — Là règle qui détermine le plagal du troisième mode.

Le D. — Quelle est-elle ?

Le M. — Tout chant régulier plagal dans sa gamme descendante et sa composition, et qui

finit en F (fa;, ou en C (ré), est plagal du troisième mode.

Le D. — Combien a-t-il de variantes?

Le M. —Une, qui s'adapte aussi très-bien à toutes ces intonations, comme le montre l'exemple placé ci-après :

TRAITE DES TONS DE SAINT BERNARD

Glo-ri - a 88B-CU-I0 - rum A-inen.i4. Sex-ta ho - ra se- dit sn - per

pu-te-um.

ad-mi-ra - bi-Ie com-mer-ci-um. A. Be-ne-

di - ctus Do-mi - nus. A. Glo - ri - a

Pa - tri et

Fi-li - 0

et Spi-ri - tu - i

san

cto.

Le D. — Qu'est-ce que le septième ton?

Le M. — La règle qui détermine Tauthente du quatrième mode.

Le D. — Quelle est-elle?

Le M. — Tout chant régulier authente en sa gamme ascendante et sa composition, terminé en G (sol], est authente du quatrième mode.

Le D. — Combien a-t-il de variantes ?

Ze if.— il en a deux : Tune sert aux intonations qui se font dans la quinte, ou qui ^ montent ; l'autre convientaux intonations qui, de la finale, par certains degrés, montent à la quinte, comme le prouve cet exemple.

Glo-ri-a ss-cu-lo-rum. A-men. ^. Sep-tem sunt spi-ri -tus an-te thronum De-

A. Om-nes si - ti-en-tes. A. Ve-te-rem

ho-mi - nem. A. Ar-gen - tum. i4. Vi-vit Do-mi-nus. Glo-ri-a sœ-cu-lo - mm

A - men. A. Di-xe-runt di-sci-pu-li. A. Je - ru - sa - lem. i4. Be-ne-di-cta tu;

Glo-ri-a

Pa-tri et Fi-li

0 et Spi

ri

tu « i san -cto.

Le D.— Qu'est-ce que le huitième ton?

Lo M. — La règle qui détermine le plagal du quatrième mode.

Le D. — Quelle est-elle?

Le M. — Tout chant régulier plagal dans sa gamme descendante, ou sa composition,

TRAITÉ DES TONS DE SAINT BERNARD

terminé en G (sol), est plagal du quatrième mode. ' IaD. — Combien a.*t-ii de Tariantes?

Ztf Jlf . — Il en a deux, Tune pour les intonations des chants qui conjmencent à la quarte, à partir de la finale; l'autre pour toutes les autres. Voir ci-dessous :

Glo-ri-a «ae-cu-lo-rum A-men. il. 0-cto sunt be - a - ti - tu-di-nes.

A. Scri-ptum est. A. Nu-pti - œ. A. A-do-ra-te

Do-mi-num. A. Dum me - di-um. Glo-ri-a sœ-cu-lo-rum A-men. A. Ec-ce

an-cil - la A. Do - mi-nus di - xit. A. De pro-fun-dis. In œ- ter- num.

Glo- ri - a

Pa - tri et Fi - li

et Spi-ri

tu - i

cto.

IaD. — le me souviens, qu'au sujet des deux variantes du premier ton, nous avons ditqu'elles n'expriment pas bien le caractère propre de leur mode, et qu'elles peuvent s*adapterà un autre ton. Les variantes indiquées plus haut sont-elles, je vous prie, les variantes propres des autres modes?

Ia m. — Uuelques-unes le sont, comme la différence du second ton, et la première différence du quatrième, <iui appartiennent au même ton que leurs antiennes. Hais les différences du troisième ton sont chantées dans le second, et s'adaptent mieux aux morceaux du second qu'à ceux dti troisième, puisiqu'ils peuvent se terminer dans les mêmes finales. Pour la variante du cinquième ton, elle se chante dans le quatrième, et celle du septième dans le second. Hais les différences des sixième et huitième tons n'ont pas le caractère propre de leurs modçs. Aussi, les musiciens qui tiennent à la rigueur des règles, les estiment^ ils vicieuses ; car, unie variante doit appartenir au* mode auquel on l'attribuG, afin qu'elle et son antienne soient du même mode, et que le

psaume soit exécuté lui-même dans ce mode. Avez- vous compris cela?

Le D. Pai faitement, et ce que vous me dites me semble très-juste. Hais il y a pourtant un mystère, une merveille difficile à expliquer : c'est que les variantes du troisième et du septième ton se chantent dans le second, et la variante du cinquième dans le quatrième.

Le M, — Ici, l'invention est en défaut, ou l'oubli a altéré l'invention.

Le D. — Je m'étonne aussi que les versais des répons ne puissent se terminer dans les mêmes finales que leurs répons, et soient d'un autre ton, à l'exception des versets des sixième et huitième tons.

Le M. — Pour expliquer cela, on a coutume de dire que, si on considère le verset seuleten lui-même, il est d'un mode différent. Hais on ne doit pas le considérer séparé de la partie du répons qui forme la reprise; il ne faut voir qu'un même chant dans le verset et la répétition. Les répons renferment aussi plusieurs finales, qui sembleraient mal composées et d'un autre mode, si on les jugeait isolément.

TRAITE DES TONS DE SAINT BERNARD

Donc, comme l'ensemble du répons ne forme qu'un chant, bien que composé de diverses finales qui sont de modes différents, le verset et la répétition ne constituent aussi qu'un chant unique, malgré le double élément qu'il renferme. C'est pourquoi la répétition du répons doit concorder avec le verset, et quant au sens, et quant à la modulation.

Le D. — Ce sentiment est un peu aventuré : il a l'air d'un subterfuge ; il est plus apparent que solide. Maintenant, vous inspirant de

vos idées personnelles, dites-moi votre avis sur les mètres, les variantes et les versets. Le M. — Ce que vous demandez là ne me regarde plus, puisqu'une défense du saint chapitre de Ctteaux interdit de rien changer à l'antiphonier de Gui. Cherchez cependant le traité de musique adressé par Gui de Weisnau ' à son pieux maître Guillaume, premier abbé de Ridai *. Vous y trouverez, sur toutes ces questions, des renseignements suffisants.

1 Abbtye Béoédictioe en Souabe.— * En Angletent.

VU DO nuni pu iwt.

AU

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