A UN JUGE
H lui recommande la cause de l'abbaye de Fonlenay *.
J'ai en vous une telle confiance, que, dans toutes les affaires qui nous concernent, je ne crois pas ma présence nécessaire dès que je sais que vous y êtes. Aussi je m'étonne que vous ayez été si tiède pour l'abbaye de Fontenay, que nous avons laissée sous votre sauvegarde après celle de Dieu, et en faveur de laquelle nous vous avons souvent prié de vive voix. Nous avons appris que vous n'avez pas encore donné une solution aux demandes de cette église dont vous faisiez, disiez-vous, votre affaire. Sachez bien que tant que vous y mettrez du retard, tant que vous ne prendrez pas soin de visiter et de consoler les frères eux-mêmes autrement que vous ne le faites, vous coiitinuerez à recevoir nos plaintes en leur faveur.
LETTRE CDXXVI.
A un AMI.
n lui recommande le porteur de la lettre. Que partout et pour tout il plaise à Dieu.
Je recommande à votre charité un homme qui m'est très-cher à cause de sa piété : c'est le porteur des présentes, qui a besoin de votre protection auprès du comte. Il vous exposera lui-même son affaire ; qu'il éprouve en cette circonstance, je vous prie, tout ce que notre humilité peut auprès de vous, tout ce que Votre Révérence peut auprès du comte.
* Fontenay, célèbre monastère de l'Ordre de Clteaux, situé non loin de Montbard, dans le diocèse d'Autun. II fut fondé par des cousins de ssint Bernard ytn l'an 1118, et eut pour premier abbé Godeliroid. C'était la seconde Aile de Clairvaux.
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LETTRE CDXXVII.
A l'éyêqub de tboyes.
\\ le désapprouve d'avoir donné rarchidiaconat à un enfant.
A son vénérable seigneur el père A. *,par la grâce de Dieu évoque de Troyes, le frère Bernard : sa personne autant qu'il peut.
Votre bonté a daigné faire en sorte que nous ayons en vous, toutes les fois que cela est nécessaire, une entière confiance. Nous avons pris la liberté de vous adresser une prière ou plutôt de vous donner un conseil dans votre propre intérêt au sujet du vénérable G. votre fils. Tenant beaucoup à votre bonne réputation, nous nous sommes demandé avec étonnement pour quelle raison ou d'après quel conseil vous aviez jugé à propos de revenir, si malheureusement à notre avis, sur l'excellente décision que vous aviez prise relativement à votre archidiaconat, quand vous avez préféré le confier à votre fils G. ci-dessus nommé, qui pouvait parfaitement l'administrer, plutôt qu'à un tout petit enfant qui ne peut pas même se conduire. A Dieu ne plaise que vous détruisiez après coup ce que vous édifiez! Hais en voilà , assez pour un esprit perspicace. Si vous craignez les hommes, TÉvangile vous montre qui vous devez craindre plus qu'eux. Si vous voulez plaire aux hommes, il vaut cependant mieux obéir à Dieu ; si vous avez des devoirs vis-à-vis de César, vous en avez aussi vis-à-vis de Dieu.
LETTRE CDXXVIII \