A GUILLAUME, GOUTB DE NEVERS
Au pieux comte de Nevers G., B., abbé de Clairvaux : salut et prières.
J'avais certainement l'intention de me rencontrer çivec vous au jour et au lieu que vous aviez fixés ; mais il y a une cause qui m'en empêche, cause que vQus-môme, si je ne
* Atton.
« La lettre publiée par M. Migne sous le n« CDXXVni est la reproduction textuelle de la lettre qui porte le n» CCCXCI et elle est éYidemmcnt adressée à la même personne. Nous avons jugé inutije de la traduire une seconde fois et nous ravons remplacée par la première des lettres inédites découvertes par M. le baron Kervyn de Leltenhove.
» <^«/"a«"J«;, comte de Nevers, prince dont saint Bernard ûit ailleurs 1 éloge et qui termina sa vie dans un couvent de Chartreux. Nous croyons même que la lettre iait aUosion à ce pi^jct.
me trompe^ trouverez juàté et raisonnable quand vous la connaîtrez. Je me réjouis de ce que vous n'ayez ni considéré comme digne de dédain ni laissé tomber dans l'oubli un avis salutaire, bien qu'il vous eût été donné par d'infimes et humbles personnes. Au nom du salut que vous désirez, nous ne vous en conseillons pas moins, et nous vous supplions même d'aller trouver, comme tous y étiez résolu, l'abbé de Pontigny, homme certainement religieux et prudent, et de plus votre ami très-fidèle, et de mener votre projet à fin, tant par son aide que par celle des autres personnes sages que vous croirez utile de convoquer à ce sujet. Nous, pendant ce temps, nous prierons pour vous, et j'espère du Seigneur Jésus qu'en notre absence il daignera lui-même assister à votre conférence et vous faire connaître par la bouche de ses serviteurs ses intentions sur vous. Portez-vous bien.
LETTRE CDXXIX.
A UN AMf.
Il rend grâces à Dieu du succès d'une affaire.
Je sais que vous désirez savoir ce que je vous fais savoir. Grâces en soient rendues à Celui qui opère en nous toutes nos œuvres. Nous avons accompli joyeusement et heureusement une grande entreprise et un voyage difficile; nous avons renvoyé les frères pleins de paix et de joie, riches de biens et d'amis, agréables, je le suppose, à Dieu et aux hommes. Nous avons eu de la peine à ramener le frère G. sans blesser tant l'évêque que les autres religieux. Après le temps des moissons, vous pourrez avoir, si vous en avez besoin, et cela n'est pas douteux, ce qui est présentement entre nos mains.
LETTRE CDXXX*.